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La réapparition d’Ebola en Guinée préoccupe Alufer Mining

Mise à jour le 07/04/2016 à 14h31 Publié le 07/04/2016 à 13h58 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara

#Economie
Alufer Mining
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#Guinée : La résurgence de l’épidémie d’Ebola dans le sud de la Guinée en mars dernier suscite de l’angoisse chez certains investisseurs présents dans le pays. Et le premier à exposer son inquiétude est Alufer Mining Ltd.

Deux semaines après la déclaration de nouveaux cas d’Ebola, Alufer Mining qui ambitionne d’exploiter un riche gisement de bauxite dans la région côtière de Boffa (environ 230 km au nord de Conakry), s’est dite «préoccupée» par cette nouvelle crise sanitaire.

Les dirigeants de cette compagnie minière ont affiché cette préoccupation mercredi, à l’occasion d’une audience accordée par le Premier ministre guinéen Mamady Youla. Ils ont demandé d’amples explications sur la gestion de la maladie et le niveau de menace qu’elle représente pour les investissements.

Toutefois, au-delà de cette inquiétude affichée, Lamine Touré, le directeur général de la compagnie a assuré de leur détermination à démarrer la construction de la mine à partir de juin prochain.

La Guinée qui essaye de relever son économie après le ravage de l’épidémie enregistré les dernières années a assuré, par la voix de son Premier ministre, avoir pris les dispositions idoines pour contenir la nouvelle flambée. «La Guinée a beaucoup appris en termes de gestion de cette épidémie, et cela ne devrait pas ralentir le développement du pays», souligne le chef du gouvernement guinéen.

C’est en février que l’Etat guinéen a donné son aval pour la convention minière d’Alufer Mining Ltd. Selon les études de faisabilité, le site renferme 146 millions de tonnes de bauxite. La première phase nécessitera un investissement de 185 millions d’euros.

Le démarrage de la production est attendu en 2017, avec une estimation de 5 millions de tonnes par an. Laquelle production devrait atteindre 10 millions de tonnes par an, cinq ans après le démarrage de l’exploitation, soit à partir de 2022. Cet investissement devrait permettre la réalisation d’au moins 3000 emplois directs et indirects.

Le 07/04/2016 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara

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