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L’Iran réaffirme son intérêt pour un gisement de bauxite en Guinée

Mise à jour le 08/04/2016 à 15h42 Publié le 08/04/2016 à 15h41 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara

#Economie
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#Guinée : L’Iran, à travers son ambassadeur basé à Conakry, a renouvelé cette semaine sa volonté de développer le projet de la Société de bauxite de Dabola-Tougué (SBDT) en Guinée. Un engagement qui intervient dans un contexte marqué par une valse de retraits de permis miniers inactifs dans le pays.

C’est à la faveur d’une audience accordée par Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines et de la géologie, le mercredi 6 avril, que le diplomate iranien a formulé ce vœu.

Des sources présentes au moment de l’audience révèlent que Reza Vahid Kiani a réaffirmé l’engagement de son pays à exploiter le gisement de bauxite et «il a également émis le souhait de son pays d’investir dans l’or et le diamant».

Situé au centre de la Guinée, le projet de la Société de bauxite de Dabola-Tougué lie les gouvernements guinéen et iranien depuis 1992. Détenu à 51% par l’Iran, la SBDT exploite un site qui couvre 5.684 km².

La concession minière s’étend entre Dabola et Tougué, deux villes situées au centre du pays. Avec des réserves estimées à 600 millions de tonnes de bauxite, ce projet pourrait nécessiter un investissement d’environ 500 millions de dollars sur trois ans.

En juillet 2015, les deux parties avaient renouvelé l’accord de concession pour une nouvelle durée de 25 ans.

Reste que l’audience accordée ce 6 avril par le ministre guinéen des Mines à l’ambassadeur de Téhéran n’a pu définir clairement une échéance relative au démarrage effectif des travaux d’exploitation du gisement de bauxite.

Mais en intervenant au lendemain du retrait de 142 permis d’exploration en Guinée, il est évident que l’Iran cherche à accélérer les pas afin de sécuriser son projet vieux de près d’un quart de siècle !

Le 08/04/2016 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara