Fermer

Anglogold Ashanti va injecter plus de 400 millions de dollars dans l’extension de sa mine d’or en Guinée

Publié le 30/06/2016 à 15h14 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara

#Economie
mines d'or
© Copyright : DR

#Guinée : Anglogold Ashanti va injecter plus de 400 millions de dollars dans l’extension de sa mine d’or en Guinée. L’opération sera scindée en deux phases et permettra à terme à l’Etat guinéen d’engranger jusqu’à 30 millions de dollars de recette par an.

Le gouvernement guinéen a paraphé mercredi avec la Société aurifère de Guinée (SAG), filiale d’Anglogold Ashanti Ltd, un accord qui prévoit l’extension de sa mine d’or située dans la région de Siguiri, au nord-est de la Guinée.

L’accord signé entre les deux parties prolonge la durée de vie de la mine de 14 ans. Ainsi, le projet qui devait arriver à expiration en 2019 pourra finalement être prolongé jusqu’en 2033.

Selon le site électronique Guineenews.org qui a assisté à la cérémonie d’ouverture, les deux parties conviennent d’un investissement d’environ 117 millions de dollars dans la première phase d’extension de la mine.

Ensuite, rapporte le journal en ligne, il est prévu environ 300 millions de dollars d’investissement dans la seconde phase qui durera 8 ans.

Le ministre guinéen du Budget, Mohamed Lamine Doumbouya, cité par la publication électronique, indique qu'une version amendée de la convention de base de la SAG a été signée ce 29 juin et devrait permettre à l’Etat guinéen d’engranger, à terme, 30 millions de dollars de recettes annuelles. Un revenu suffisamment important pour faire face aux impératifs budgétaires de l’Etat.

Il faut dire que cette signature semble mettre un terme à l’insatisfaction du gouvernement guinéen qui constatait depuis quelques années des failles dans la convention de base de la compagnie.

Pour preuve, début juin, le Conseil des ministres avait rappelé la nécessité d’examiner la problématique d’exportation de l’or produit par la SAG qui se fait sous le label ghanéen.

Il avait également soulevé la nécessité de se doter de mécanismes permettant à la Guinée d’avoir une bonne connaissance de ses gisements, notamment la recherche géophysique.

Les autorités guinéennes se félicitent d’avoir trouvé un accord avec la société minière sur la base du nouveau Code minier de 2011.

Le 30/06/2016 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara