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Guinée - Mines : la chinoise Chinalco veut l'entièreté de Simandou

Publié le 17/05/2017 à 18h29 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

#Economie
Simandou

Sous ces montagnes dorment le plus grand gisement de fer au monde non encore exploité.

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#Guinée : La compagnie chinoise, Chinalco, a demandé à la Guinée de la laisser prendre l'ensemble des quatre blocs miniers (fer) du mont Simandou. Pourtant, les blocs 1 et 2 détenus par l'Etat font l'objet d'un litige entre le gouvernement et le BSG Ressources de Beny Steinmetz.

En voulant récupérer les quatre blocs, Chinalco poursuit sa stratégie de préservation de ressources pour la vaste économie chinoise, indique l'agence Reuters. Mais les deux parties semblent être loin d'un accord. «L’intérêt de la Guinée est de faire avancer rapidement le projet. Nous ne sommes pas sûrs que le but de Chinalco soit conforme à cet objectif, j’ai des indications qu’ils ne commenceront pas avant 2025. Cela ne serait pas acceptable», a confié à Reuters, Ibrahima Kassory Fofana, conseiller présidentiel sur l'investissement et les partenariats public-privé.


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Pour sa part, la compagnie chinoise n'a pas commenté l'information. Chinalco qui détient déjà des parts dans Simandou, a auparavant conclu, en novembre dernier, un protocole d’accord avec Rio Tinto pour acquérir la totalité de sa participation dans les blocs 3 et 4 (Simandou Sud). «Tout le monde veut tout contrôler. Evidemment, ils [Chinalco, ndlr] sont libres d’exprimer leur intérêt, mais en fin de compte, nous prendrons une décision sur la base des négociations commerciales», a déclaré Abdoulaye Magassouba, ministre des Mines.


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En faisant cette proposition à la Guinée, Chinalco ne serait pas en conformité avec le code minier du pays qui voudrait que tout bloc minier, hébergeant un gisement reconnu, soit attribué via un appel d’offres transparent et compétitif. En outre, l’Etat doit détenir 15% de toute nouvelle concession, avec le droit d’augmenter sa participation à 20%.

Après le départ de Rio-Tinto, Alpha Condé s'était tourné vers la Chine où il a signé en novembre 2016 un protocole de principe entre Rio-Tinto et Chinalco pour le transfert de la totalité des parts du premier dans le projet Simandou au second. Toutefois, la question de financement demeure.

Le 17/05/2017 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou