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Guinée: dix candidats de l'opposition rejettent les résultats de la présidentielle

Mise à jour le 31/10/2020 à 14h22 Publié le 30/10/2020 à 15h37 Par Le360 Afrique

#Politique
Guinée: le vote a débuté pour l'élection présidentielle

Des électeurs attendant leur tour dans une file.

© Copyright : AFP

#Guinée : Dix candidats d'opposition à l'élection présidentielle du 18 octobre en Guinée ont rejeté vendredi les résultats provisoires ayant déclaré le président Alpha Condé réélu avec 59,5% des suffrages et appelé leurs partisans à reprendre leurs manifestations mardi.


"Compte-tenu des graves irrégularités enregistrées avant pendant et après le scrutin, les participants ont décidé de rejeter catégoriquement les résultats provisoires proclamés", a déclaré devant la presse à Conakry Cellou Dalein Diallo, arrivé second du scrutin, en appelant -en compagnie de neuf autres candidats- à une reprise des manifestations mardi 3 novembre.

"Nous allons diffuser un communiqué pour demander de surseoir aux manifestations jusqu'à mardi", a poursuivi M. Cellou Diallo, qui avait déjà rejeté les résultats dès leur proclamation par la Commission nationale électorale (Céni).

Cette annonce avait provoqué des violences à Conakry.


>>>LIRE AUSSI: Guinée: les violences post-électorales ont fait 21 morts depuis le 19 octobre

"A partir de mardi, nous allons reprendre les manifestations pacifiques dans les rues et les places publiques pour dénoncer le hold-up électoral en cours et exiger la reconnaissance de notre victoire", a ajouté l'opposant.

Selon les résultats provisoires annoncés le 24 octobre par la Céni, le chef de l'Etat, 82 ans, a été reconduit pour un troisième mandat controversé en obtenant 59,5% des suffrages exprimés.

Le chef de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, a été crédité de 33,5% des voix, un score qu'il conteste.


>>>LIRE AUSSI: Guinée: Alpha Condé déclaré vainqueur dès le premier tour par la commission électorale

M. Diallo avait même proclamé sa victoire dès le lendemain du scrutin. Des heurts avaient ensuite éclaté, durant une semaine avant de progressivement s'apaiser.

Selon le gouvernement, les violences post-électorales ont fait 21 morts, dont des membres des forces de l'ordre. L'opposition dénonce pour sa part une "répression sanglante" ayant fait au moins 27 tués.
Le 30/10/2020 Par Le360 Afrique