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L’OIM-Guinée vulgarise le Projet d’assistance au retour volontaire des migrants de la Suisse

Publié le 15/04/2016 à 17h51 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara

#Société
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#Guinée : L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a initié ce vendredi 15 avril, avec le gouvernement guinéen, une journée d’informations et d’échanges sur le Projet d’assistance au retour volontaire et à la réintégration des migrants.

Cette journée a été marquée par une campagne de sensibilisation sur les dangers de l’émigration clandestine. A Conakry, la plus grande zone de départ et de retour des migrants, où la campagne s’est déroulée, le cadre choisi était une école située à Madina, un quartier commerçant et très peuplé.

Pour le chef de mission de l’OIM en Guinée, Kabla Amihere, cette sensibilisation s’inscrit dans une stratégie globale de réduction de départs massifs de Guinéens, en particulier les jeunes, sur toutes les routes dangereuses de la migration irrégulière.

En sensibilisant la jeunesse guinéenne, l’Organisation internationale pour les migrations, le gouvernement guinéen et le Consulat Suisse en Guinée ont voulu faire passer le message sur la possibilité pour des migrants en situation régulière de regagner leur pays et surtout de bénéficier d’un appui technique et financier pour le démarrage de leur activité génératrice de revenus.

Cet accompagnement se fait par le Projet d’aide au retour volontaire et à la réintégration des migrants. Une initiative mise en place depuis 2005 et financée par la Suisse.

En dix ans d’exécution, ont-ils expliqué, ce programme qui vise à faciliter le retour en dignité des guinéens a permis à 2000 migrants guinéens environ (dont 8% constitués de femmes et de mineurs) à réintégrer leur pays. Ces migrants sont venus pour l’essentiel de Belgique, Suisse, Norvège, Italie, Maroc et Israël.

Selon l’OIM ces volontaires, une fois au pays, ont bénéficié d’une aide financière à la création d’activités génératrices de revenus à même de leur assurer une réinsértion sociale dans la vie active du pays.

Dans un contexte caractérisé par une hausse du flux migratoire, le gouvernement guinéen a apprécié cette démarche de prévention et de lutte contre la migration irrégulière des jeunes, premiers touchés par le phénomène.

Le directeur national des affaires sociales et culturelles au ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger a formulé le vœu de voir prospérer cette collaboration qui permet de sauver des vies humaines et de rassurer les candidats au retour volontaire. Il a invité les acteurs à s'intéresser plus aux milieux scolaires et aux zones de départ pour rendre la démarche plus efficiente.

Le 15/04/2016 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara