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Alpha Condé sur le front des énergies renouvelables en Afrique

Publié le 27/04/2016 à 20h06 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara

#Société
énergie renouvelable
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#Guinée : Le président guinéen Alpha Condé multiplie les contacts à l’échelle internationale dans le but de placer l’Afrique à l’avant-garde de la lutte contre réchauffement climatique sur le continent.

Désigné fin janvier, au cours de la 26e session ordinaire des Chef d’Etat de l'Union africaine, comme Coordinateur des engagements de l’Afrique dans le cadre des négociations mondiales sur le climat et les énergies renouvelables, Alpha Condé semble avoir pris la mesure de sa mission.

Il est engagé dans la sensibilisation pour l’électrification de l’Afrique à partir de l’énergie propre. Lui qui croit au projet «Energie pour l’Afrique» de Jean-Louis Borloo, brandit désormais l’ensablement du fleuve Niger comme une preuve du dérèglement climatique pour appeler à un changement de comportement.

Dans l’accomplissement de sa mission le chef de l’Etat guinéen s’est entretenu mardi 26 avril avec son homologue français François Hollande sur l’avancement de l’initiative africaine sur les énergies renouvelables. Une rencontre qui intervient, après  la signature au siège de l’ONU à New York, de l’Accord de Paris adopté lors de la COP21.

Selon l’Elysée qui annonce l’audience dans un communiqué, Condé et Hollande ont notamment évoqué la mise en application de cet Accord de Paris sur le réchauffement climatique.

En plus de ce tête-à-tête, le président guinéen qui défend aussi le projet de création d’une Agence en charge de l’énergie renouvelable sur le continent, a également eu un entretien avec Ségolène Royal, ministre française de l'Environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des Relations internationales sur le climat.

Dans la capitale française, celui qui s’affiche désormais comme le porte-parole de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables a obtenu de François Hollande la confirmation sur la volonté de la France d’investir deux milliards d’euros pour développer les énergies renouvelables en Afrique avant 2020.

Rappelons que cette promesse avait été faite par Holland en décembre, au Bourget, près de Paris, lors d'un sommet avec des dirigeants africains, en marge de la COP21.

Au lendemain de cette confirmation par le président français, dans la sphère gouvernementale guinéenne on voit d’un bon signe l’engagement d’Alpha Condé. On estime qu’il est en passe de gagner son pari.
Un pari qui, en réalité, ne fait que commencer.

Le 27/04/2016 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara