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Le mois de juillet consacré au reboisement en Guinée

Publié le 01/07/2016 à 15h58 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara

#Société
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#Guinée : Les autorités guinéennes multiplient les initiatives visant à restaurer et à préserver les forêts. Ce mois de juillet s’annonce comme une période dédiée uniquement aux campagnes de restauration des essences forestières.

Après avoir signé l’accord de Paris sur le changement climatique, le gouvernement guinéen semble résolument engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et à contrer l’avancée de la désertification.

C’est dans cette dynamique que le Conseil des ministres tenu hier jeudi 30 juin a consacré une part importante de ses débats au reboisement à grande échelle.

Il a ainsi décidé du lancement d’une campagne nationale de reboisement le 10 juillet prochain sur les berges du fleuve Niger à Faranah, environ 450 kilomètres à l’est de Conakry. Cette campagne prévoit de reboiser 2000 hectares de forêts.

Le coût de l’opération est estimé à 20 milliards de francs guinéens (1 euro =8174,62 francs guinéens). Une collecte de fonds organisée par le ministère de l’Environnement, des eaux et forêts est actuellement en cours pour permettre son financement.

Il faut ajouter que dans la foulée de cette campagne de reboisement, le ministère de l’Environnement, des eaux et forêts, procédera aussi l’organisation d’une journée nationale d’investissement humain en faveur de l’arbre.

Prévue le 25 juillet, cette journée vise à amener chaque citoyen vivant sur le territoire guinéen à planter un arbre, à s’abstenir d’en couper ou de défricher un domaine forestier.

Enfin, soulignons que durant cette campagne de reboisement, le ministère de l’Environnement compte dépoussiérer une loi guinéenne dite «Loi Fria». Adoptée sous la Première République (1958-1984), cette loi donne obligation à tout couple nouvellement marié de planter deux arbres, et invite chaque famille qui organise un baptême de son enfant à planter trois arbres dont deux pour les parents biologiques et un pour l’enfant.

Le 01/07/2016 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara

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