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La Guinée autorisée à prendre part au Hajj 2016 après deux années de suspension

Publié le 05/07/2016 à 15h03 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara

#Société
Haj
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#Guinée : Après deux années de suspension à cause de l’épidémie à virus Ebola, la Guinée est autorisée de nouveau à participer au pèlerinage sur les Lieux Saints de l’Islam. Déjà, le gouvernement est à pied d’œuvre pour la réussite de l’édition de cette année.

L’attente commençait à être longue. Depuis 2014, en effet, les fidèles musulmans de Guinée étaient absents du pèlerinage à la Mecque. La mesure avait été prise par les autorités saoudiennes, au moment où la Guinée était frappée par l’épidémie d’Ebola, pour prévenir tout cas de contamination sur leur sol.

Cette autorisation est accordée aux guinéens plus d’un mois après la déclaration de la fin de la résurgence de la maladie qui a fait plus de 11.000 morts principalement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.

Le secrétaire général aux Affaires religieuses a rendu grâce lundi 4 juillet à Dieu qui, «par sa miséricorde, a mis fin à la fièvre hémorragique et permis de négocier et d’obtenir des hautes autorités saoudiennes, le rétablissement du droit des musulmans guinéens d’effectuer le Hadj, cinquième pilier de l’Islam».

Abdoul Karim Dioubaté a également salué le président Condé  pour son implication personnelle dans l’éradication de la maladie et pour son engagement à créer toutes les conditions ouvrant l’opportunité d’effectuer ce pèlerinage.

Il a promis toutes les facilités administratives et financières pour un déroulement heureux du Hadj de cette année. 

Le secrétariat aux affaires religieuses a convié les candidats à commencer les inscriptions à partir du 6 juillet prochain. Plus de 7000 pèlerins sont attendus, selon des sources officielles.

Il faut noter que le coût du Hadj 2016 a été revu à la baisse, passant de 42 millions à 39,9 millions de francs guinéens (ou de 5.714 dollars à 5.428 dollars). Une somme jugée tout de même «exorbitante» par de nombreux citoyens.

Le 05/07/2016 Par notre correspondant à Conakry Ougna Elie Camara