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Guinée: la police veut former les motos taxis pour réduire les accidents

Mise à jour le 10/08/2017 à 15h54 Publié le 09/08/2017 à 20h35 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

#Société
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#Guinée : Devenus incontournables dans le transport urbain en Guinée, les motos-taxis restent également un véritable danger pour les populations. La police veut former les conducteurs pour minimiser les accidents.

Mardi 8 août, le directeur central de la police routière, le commissaire divisionnaire Hamidou Babacar Sarr a échangé avec  les chefs de quartiers et les conducteurs de motos-taxis de Matam, une des cinq communes de la capitale. Des agents de la police et des syndicats du transport ont également pris part à cette rencontre. Depuis deux mois, ces échanges se tiennent dans différents quartiers de Conakry et dans les villes périphériques de Coyah et Dubréka.

"Nous sommes là pour que les chefs de quartier, les maires, les chefs de secteur et la jeunesse comprennent qu'un programme de formation est prêt pour les motos-taxis", a dit Hamidou Babacar Sarr. Selon le commissaire divisionnaire, des auto-écoles accompagnant ce programme vont donner des cours aux conducteurs de taxis-motos. 
 
"Les motos-taxis sont très importants de nos jours dans le déplacement urbain... Mais la fréquence des accidents de la circulation fait que nous nous devons de sensibiliser", estime El Hadj Yaya Baldé, secrétaire général adjoint de la Fédération syndicale professionnelle des transporteurs.

Avant cette rencontre, la commune de Matam avait entrepris la sensibilisation des conducteurs de motos taxis dans ses 24 quartiers. "L'initiative de la direction centrale de la sécurité ne vient que renforcer des mesures que nous avions prises et qui étaient en application", indique Mamady Nabé, secrétaire général de la commune de Matam.
 

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Les mesures entreprises par la commune imposent le port de casque aux conducteurs de motos taxis et leur interdisent de prendre plus d'un passager. En fait, il ne s'agit pas de nouvelles mesures. Dans leur tentative de règlementer le secteur, les autorités de Conakry avaient imposé les mêmes règles. La liste des mesures comprend également le port d'une tenue distinctive, l'interdiction de prendre une femme en grossesse, l'interdiction d'accéder à la commune de Kaloum (centre administratif et d'affaires de Conakry)...


Le problème c'est que ces mesures n'ont jamais été appliquées à la lettre. "La faut incombe aux policiers qui ne font pas appliquer strictement les règles, pour diverses raisons. En conséquence, chacun fait ce qu'il veut", accuse Fana Sylla, conducteur de motos-taxis.

En réponse aux accusations contre les policiers, le directeur central de la police routière a promis de nouveau de sévir contre les agents corrompus.

Ces dernières années, les motos-taxis se sont imposées dans la capitale guinéenne contre le gré des autorités. En août 2016, quand le ministre des Transports et les autorités de la ville de Conakry se sont opposés à la circulation des motos taxis dans la capitale, ils ont essuyé la colère des conducteurs qui ont manifesté durant deux jours. Les autorités avaient fini par abandonner leur décision et une nouvelle règlementation autorisait l'exploitation des motos-taxis à Conakry,  sauf à Kaloum. 

Le 09/08/2017 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou