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Guinée: le procès de l'ex-chef d'état-major de l'armée reporté

Mise à jour le 14/11/2017 à 14h08 Publié le 14/11/2017 à 12h04 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

#Société
Nouhou thiam

Nouhou Thiam, ancien chef d'état-major des armées.

#Guinée : Le procès de Nouhou Thiam, l'ex-chef d'état-major de l'armée guinéenne, et de deux officiers pour racisme, ethnocentrisme, régionalisme et crimes a été reporté au 12 février 2018.

Le 13 novembre avait lieu le procès de Nouhou Thiam, l'ex-chef d'état-major de l'armée guinéenne, et de deux autres officiers accusés de racisme, d'ethnocentrisme, de régionalisme et de crimes et délits dans l'exercice de leurs fonctions.


Le juge du tribunal criminel de Dixinn a reporté l'affaire au 12 février 2018, après avoir constaté l'absence d'un des accusés à l'audience. Malade, l'ancien gouverneur de la ville de Conakry et coaccusé de Nouhou Thiam, le commandant Sékou Resco Camara, serait en traitement en France.

Le troisième accusé dans cette affaire, le commandant Aboubacar Sidiki Camara, alias De Gaulle, ancien chef de la sécurité présidentielle du général Sékouba Konaté, est quant à lui décédé en 2014.

Les trois officiers proches de Sékouba Konaté sont accusés de tortures commises en 2010 sur 15 commerçants et artisans arrêtés après que des pierres aient été jetées sur le cortège du général Konaté. "Le 23 octobre 2010, plusieurs personnes étaient arbitrairement arrêtées, détenues et torturées dans la cour de la gendarmerie de l’escadron mobile d’Hamdallaye. Il s’agissait principalement de commerçants et d'artisans travaillant à proximité de la route où le cortège du Général Sékouba Konaté avait été caillassé", rappelle la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) dans un communiqué publié le 24 octobre dernier.


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La FIDH et ses associations partenaires en Guinée s'étaient constituées partie civile aux côtés des 15 victimes pour que les auteurs des tortures soient punis.

Avec la programmation de ce procès, Abdoul Gadiry Diallo, président de l’OGDH (Organisation guinéenne de défense des droits de l'Homme), s'était demandé: "La culture de l’impunité commencerait-elle à vaciller en Guinée?". Pour lui, l’ouverture du procès "des tortionnaires d’Hamdallaye et de leurs commanditaires" va être l’occasion de débattre publiquement d’un fléau national et de juger certains de ses auteurs.
Le 14/11/2017 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou