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Guinée: opération coup de poing dans le secteur de la pêche

Publié le 06/01/2018 à 11h37 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou

#Société
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#Guinée : Deux unités de traitement de poisson ont été fermées mercredi à Conakry. Une vingtaine d’autres unités jugées clandestines sont également menacées.

Deux entrepôts frigorifiques appartenant à des Chinois ont été fermés dans le quartier Minière, en banlieue de Conakry, sur instruction de la commission spéciale chargée d’enquêter sur les activités de pêche. Ces deux unités ne répondraient pas aux normes techniques et d’hygiène.

A Conakry, mais aussi à l’intérieur du pays, les gendarmes du Secrétariat à la présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et des crimes organisés, vont, dans les jours à venir, procéder à la fermeture d’autres unités se trouvant dans la même situation. «C’est écœurant de voir des unités de traitement de poisson dans un tel état d’insalubrité», s’est indigné le colonel Moussa Tiégboro Camara, secrétaire général à la présidence chargé des services spéciaux, par ailleurs membre de la commission mixte chargé des enquêtes sur les activités des établissements de traitement et d’exportation des produits de pêche artisanale.


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Les propriétaires chinois ont été interpellés et vont faire l’objet de poursuites judiciaires. En effet, les deux unités sont installées à proximité d’une station de traitement des eaux usées de Conakry. Pis, les propriétaires sont accusés d’utiliser l’eau impropre d’une mare pour nettoyer les poissons.
 
Mise en place en octobre 2017 pour mettre de l’ordre dans le secteur de la pêche artisanale, la commission d’enquête sur les activités de pêche a sillonné le littoral guinéen à la fin de l'année 2017. Résultat: sur 37 unités artisanales recensées, seules six répondent aux normes. «Ceux qui sont dans l’illégalité ou qui ne respectent pas le cahier des charges seront fermés», a indiqué Tiégboro Camara.
 
La directrice générale de l’Office national de contrôle sanitaire des activités de pêche et d’aquaculture, Aribot Mmah Savané, a indiqué que la plupart des industries s’installent sans autorisation. Il s’agit d’ailleurs de l’un des griefs retenus contre les deux unités fermées à Conakry.  Ils auraient sous-traité avec d’autres sociétés à l’insu du ministère de tutelle.
Le 06/01/2018 Par notre correspondant à Conakry Mamourou Sonomou