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Mali: les nuits bamakoises au rythme des "Balani Show"

Mise à jour le 09/09/2016 à 18h27 Publié le 09/09/2016 à 18h18 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté

#Culture
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#Mali : Le concept «Balani Show» né dans les rues de Bamako est inspiré du Balani, un instrument traditionnel de musique très répandu en 3e région administrative du Mali. Ces soirées ne font pas l’unanimité à Bamako.

Loin des manifestations folkloriques au son du Balani en campagne, dans la capitale des trois Caïmans, Bamako, le Balani Show est une soirée dansante à ciel ouvert au rythme des sonorités musicales modernes, d’accès gratuit et animée par un DJ.

Le procédé est simple. Un groupe de jeunes (filles et garçons) font appel aux services d’un DJ qui déploie dans la rue, ou sur un terrain de football, son arsenal composé d’un ordinateur, d'une table de mixage et d'un ampli. Le tout relié à de puissants hauts parleurs. Point besoin d’une autorisation auprès des autorités, les Balani Show sont organisés partout dans les rues de Bamako avec la bénédiction des parents, au mépris de la quiétude des voisins.

Les vacances sont les moments propices pour l’organisation de ces soirées dans les rues. Chaque nuit, des dizaines de Balani Show sont enregistrés dans chacune des six communes du District de Bamako. Ils animent la ville avec les sonorités musicales modernes, particulièrement le rap.

Sur les différents sites, l’ambiance est au zénith entre 20 et 24 heures. Les jeunes gens de tous les âges déploient toutes leurs énergies à travers des concours de danse entre différents groupes d’amis. Les jeunes filles, quant à elles, rivalisent de pas de danse à la Rihana.

Toutefois des voix s’élèvent contre ces animations populaires qui se prolongent jusqu'à tard dans la nuit. Ils sont de plus en plus critiqués à cause de certaines pratiques peu recommandées. A coté de la nuisance sonore produite par les puissants hauts parleurs et qui perturbe le sommeil des paisibles citoyens, on assiste souvent à des scènes de dépravation et des danses à la limite de l'oscènité. 
Le 09/09/2016 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté