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Mali: les revenus miniers en baisse de 11% en 2015

Publié le 22/08/2016 à 20h05 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté

#Economie
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#Mali : La chute des prix de l’or en 2015 est passée par-là. Les revenus qu’engrange l’Etat du Mali dans le secteur des mines ont baissé d’environ 11% passant de 275 milliards FCFA à 245 milliards FCFA.

En dépit de la hausse de la production et des exportations, les recettes de l’Etat tirées du secteur minier ont reculé. La chute des prix de l’or en 2015 est passée par-là. Les revenus miniers de l’Etat malien ont baissé d’environ 11% pour s’établir à 245 milliards FCFA (373,5 millions d’euros), soit 30 milliards de moins.

En détail, ces revenus incluent 165,7 milliards FCFA d'impôts collectés, 34 milliards FCFA de droits de douanes et 45,57 milliards FCFA de dividendes et autres recettes.

Cette baisse s’explique surtout par le recul du cours de l’or au niveau international sachant que le volume exporté a connu une légère hausse pour atteindre 50,502 tonnes d’or produites en 2015, contre 49,865 tonnes en 2014.

Du coup, pour la même période, la contribution de l’or au produit intérieur brut (PIB) a baissé pour s’établir à 6,2%, contre 6,5% en 2014.

Pour la campagne 2016, les prévisions ne sont guère rassurantes quant à une amélioration substantielle des revenus de l’Etat générés par l'industrie extractive. La production du métal jaune connaîtra en 2016, selon les prévisions annoncées ce week-end, par la direction nationale de la planification et des statistiques, une baisse. Elle passera de 50,502 tonnes en 2015 à 47,37 tonnes en 2016.


En dépit de ce rang, l’or ne brille pas de la même manière pour tous les Maliens. Selon la ‘’Coalition publiez ce que vous payez’’ qui regroupe 16 organisations de la société civile locale, les contrats miniers ont plus de faiblesses  pour les populations qu'ils n'ont d'avantages, pour elles. Cette structure pointe du doigt non seulement les clauses fiscales qui lient l’Etat aux sociétés minières, mais aussi et surtout, l’insuffisance de ces dernières, en termes d’investissements à impact social dans les zones aurifères où  la pauveté est très présente.
Le 22/08/2016 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté