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#Economie

Vidéo. Mali: les fonderies artisanales s'industrialisent

Mise à jour le 20/11/2017 à 10h05 Publié le 18/11/2017 à 13h27 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté

#Mali : Au commencement, il y avait la Fonderie commerciale du Mali (Foncoma). Mais actuellement, plusieurs petites unités semi- artisanales ont vu le jour et se sont spécialisées dans la fabrication d'articles métalliques de toutes sortes. Reportage.


Des ustensiles  de cuisine et  aux pièces mécaniques, en passant par les pièces de rechange pour l'industrie et où les machines, les fonderies maliennes fournissent aussi bien le marché national que sous-régional.

Ces unités répondent ainsi aux besoins des professionnels de plusieurs domaines d’activités,   notamment   de   la   mécanique,   de la décoration,   de   l’industrie   et   de   l’artisanat   à   travers   divers   articles préfabriqués ou  réalisés sur commande. Le360Afrique s'est rendu à la Fonderie Sacko pour filmer les différentes étapes du processus de création, de la fonte jusqu’au produit fini.

De simple forge artisanale du temps des fondateurs, la fonderie Sacko est en passe de réussir sa reconversion en une fabrique   semi-industrielle, devenant ainsi unique en son genre au Mali. L’unité emploie actuellement plus d’une vingtaine de personnes, dont 20 salariés permanents et de nombreux  apprentis.  

Pour  le  chef d’entreprise Kalifa Sacko, il s’agit de contribuer à la création d’emplois pour les jeunes en majorité analphabètes, mais aussi et surtout de créer de la valeur ajoutée, car les matières premières proviennent d’ici et les produits fabriqués servent à ravitailler le marché local, répondant ainsi à une partie de la demande nationale.  

Kalifa   Sacko   rêve, pour   le   Mali,  d’une   grande   industrie   de production   d’articles   divers   en   aluminium,   fer,   cuivre,   zinc,   bronze   et plomb   adaptés   au   besoin   du   marché   aussi   bien   national   que   sous-régional.   Il   veut   que   la   jeunesse   malienne  s’investisse   dans   la   formation   professionnelle,   ce qui selon M. Sacko  contribuera  à   réduire   le   chômage et à freiner l’exode rural.
Le 18/11/2017 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté