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Les chefs des rebelles maliens veulent devenir diplomates

Mise à jour le 07/03/2016 à 20h34 Publié le 07/03/2016 à 20h14 Par Abdelkrim Sall

#Politique
Chefs rebelles touareg
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#Mali : Selon le journal malien «L’Indicateur du renouveau», les chefs de la rébellion du Nord vont être nommés dans des postes d’ambassadeurs et de consuls par le gouvernement malien. Pour Bamako, c’est une manière de gagner la paix dans le Nord.

Kiosque Le360 Afrique: A défaut de diriger l’éphémère république de l’Azawad, les dirigeants de la rébellion touarègue dans le Nord Mali vont se remettre au service du gouvernement de Bamako.

C’est du moins ce qu’annonce le journal malien, «L’Indicateur du renouveau», qui titre : «D’ex-chefs rebelles nommés consuls et ambassadeurs». Selon la publication, qui cite des sources formelles, cette «reconversion» fait suite à «l’ultime rencontre du dialogue direct entre groupes armés et gouvernement du Mali à Kidal».

«L’Indicateur du renouveau» nous apprend ainsi que le chef du Haut conseil de l’unité de l’Azawad, Alghebass Ag Intallah, «a un penchant pour le poste de consul général, notamment en Algérie». Son choix de ce pays n’est pas fortuit, écrit le journal, «car il a la nationalité du côté de sa mère qui est une Algérienne». Le poste que le chef du Haut conseil de l’unité de l’Azawad pourra occuper est basé à Tamanrasset où se trouve un consulat général du Mali.

Quant à son cousin,  Bilal Ag Achérif, il «lorgne du côté de la Libye», en tant que chef de la mission diplomatique malienne dans ce pays dévasté par les conflits. «C’est le très prisé titre d’ambassadeur qui l’intéresse, car ses proches disent qu’il a le profil idéal pour avoir vécu et étudié dans ce pays», poursuit le journal.

Pour les autres responsables militaires des groupes armés, à savoir, Mohamed Ag Najim (MNLA) et Cheick Haoussa (HCUA), ils «tablent sur un poste d’attaché de défense dans des chancelleries maghrébines. Pour le premier, on évoque la Tunisie et le second l’Egypte, la Libye ou la Mauritanie», estime «L’Indicateur du renouveau».

D’autres responsables de la rébellion sont également attendus pour occuper des postes importants dans le Nord du pays, car dans le Sud, l’opinion publique malienne ne l’accepterait pas de sitôt, conclut le journal.

Le 07/03/2016 Par Abdelkrim Sall