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Mali: les communales prévues pour le 20 novembre prochain

Mise à jour le 12/08/2016 à 10h09 Publié le 12/08/2016 à 10h04 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté

#Politique
élection au Mali
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#Mali : La convocation du collège électoral est prévue le dimanche 20 novembre 2016 sur toute l’étendue du territoire national à l’effet de procéder à l’élection des conseillers communaux. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement hier.

Plusieurs fois reportées, les élections communales auront lieu le 20 novembre prochain au Mali. Le gouvernement à travers le ministère de l’Administration territoriale et des collectivités locales en a décidé ainsi hier, lors de la réunion hebdomadaire des ministres.

Conformément à la loi électorale n°06-044 du 4 septembre 2006 modifiée par la loi n°2011-085 et la loi n°2013-017 du 21 mai 2013 qui aborde la  date du scrutin, le collège électoral est convoqué le dimanche 20 novembre 2016, sur toute l’étendue du territoire national à l’effet de procéder à l’élection des conseillers communaux.

A cet effet, la campagne électorale à l’occasion de l’élection des conseillers communaux est ouverte le vendredi 4 novembre 2016 à zéro heure et se close le vendredi 18 novembre 2016 à minuit.

Cet énième calendrier électoral des communales depuis l’élection du président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta en 2013 sera-t-il le bon ? La question mérite d’être posée dans un contexte caractérisé par l’insécurité de plus en plus croissante non seulement dans le nord, mais aussi et surtout au sud avec la multiplication des actes terroristes par Ançar Eddine du sud.

Déjà certaines parties au centre du pays, notamment dans la région de Mopti échappent au contrôle de l’autorité de l’Etat. En plus, la question des autorités intérimaires continue de diviser. Le gouvernement parviendra-t-il à tenir ce scrutin sur l’ensemble du territoire? Ou alors seront-elles organisées partiellement ? Difficile d’y répondre.

Pour l’heure, aucune réaction des états-majors des partis politiques sur ce nouveau calendrier qui pourrait, si rien n’est fait pour améliorer la situation sécuritaire, connaître le même sort que les précédents.
Le 12/08/2016 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté