Fermer

Mali: les mouvements armés décident d’enterrer la hache de guerre

Mise à jour le 24/08/2017 à 17h22 Publié le 24/08/2017 à 16h11 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté

#Politique
CMA Plateforme

Les membres du CMA et de la Plateforme lors de la signature de l'accord de paix.

© Copyright : DR

#Mali : Les parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation ont signé une trêve de 15 jours le mercredi 23 août 2017. La signature de ce protocole s’est faite en présence du ministre de la Sécurité intérieure et de la protection civile et des représentants de la médiation Internationale.

Après une série de violents incidents qui ont accentué la souffrance des populations après toute une multitude de négociation, les mouvements armés sont arrivés à signer une trêve. Les deux parties se sont engagées à arrêter les hostilités et ont pris le gouvernement et la communauté internationale pour témoins.

La CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) et la Plate-forme, mouvement rebelle pro-gouvernemental, deux principaux mouvements armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali ont paraphé ce mercredi 23 août un protocole d’accord pour une trêve de 15 jours et ont décidé d’un cessez-le-feu. Cette signature de protocole devra contribuer à la paix et à la stabilité du Mali.

Prenant la parole, Me Harouna Toureh, avocat de la Plateforme pense que cette trêve sera respectée parce que l’initiative est venue de la base, des populations et des combattants eux-mêmes. Selon lui, la trêve permettra aux uns et aux autres de poursuivre les négociations entamées depuis le 20 août à Anéfis entre la CMA et la Plate-forme.


LIRE AUSSI : Mali: on torpille bien l'accord de paix


Pour sa part, Sidi Brahim Ould Sidati, le représentant de la CMA, dira que cette signature de protocole d’accord devra aboutir à une paix définitive au Mali. Il espère en outre qu’après cette signature les choses aillent dans un sens positif.

Cette étape décisive dans la vie de la nation malienne a été saluée par le chef de la MINUSMA et le chef de la commission de bons offices, Mahmoud Dicko, président du haut conseil islamique du Mali, désigné tout récemment pour diriger les négociations entre la CMA et la plate-forme. Il a souligné qu’il est facile de signer un accord. Ce qui est difficile c’est de respecter ce qu’on a signé. Selon lui, le Prophète Mohamed (PSL) dit: «Quand un croyant donne son engagement, il l’accomplit», ajoutant que les parties ont accepté, au nom de la paix, au nom de tout ce qui nous unit, au nom de l’essentiel qui est notre patrie, de signer ce protocole pour donner de l’espoir au peuple malien.


LIRE AUSSI : Mali: un nouveau calendrier pour relancer l'accord de paix d'Alger


Mahamat Saleh Annadif, chef de la MINUSMA au Mali, dira que ceux qui ont accepté de parapher ce document, sont ceux qui ont accepté de faire la paix qui n’a pas de prix, demandant aux parties de se sacrifier un peu plus pour la paix. C’est ce que les mouvements armés ont fait.

Le chef de la MINUSMA a remercié le gouvernement du Mali, les responsables et les militants des deux mouvements. Le ministre de la Sécurité intérieure et de la protection civile, le général de Brigade Salif Traoré, intervenant en dernier lieu, s’est tout d’abord réjouit de cette décision des groupes armés signataires de l’accord. Il espère que cette fois-ci sera la bonne et que les armes vont définitivement se taire. Comme les armes se sont tues entre le gouvernement et les mouvements, le Mali pourra ainsi se tourner cette fois-ci vers la mise en œuvre intégrale de l’accord de paix.
Le 24/08/2017 Par notre correspondant à Bamako Diemba Moussa Konaté