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819 migrants maliens expulsés entre janvier et mars 2016

Publié le 07/04/2016 à 18h49 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté

#Société
maliens expulsés du Gabon

Maliens expulsés du Gabon.

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#Mali : Les migrants maliens sont toujours victimes d’expulsion à l’étranger. Et cela souvent dans des conditions inhumaines. Le premier trimestre de l’année 2016 a déjà enregistré 819 Maliens expulsés notamment de divers pays africains.

C’est l’Association malienne des expulsés (AME) qui, lors d’une rencontre avec la presse, a non seulement voulu attirer l’attention des autorités, mais aussi et surtout dénoncer les nombreux sévices dont sont victimes les migrants maliens dans les pays de transit et/ou de destination.

Selon cette association, entre janvier et mars 2016, ce sont 819 maliens qui ont été expulsés dans des conditions inacceptables. Dans la plupart des cas, ils sont expulsés vers le Mali les mains vides, laissant derrière eux familles, biens et argent.

Pour étayer ses propos, le président de l’AME a rappelé quelques cas comme les 186 Maliens reconduits au Mali par le Gabon (début janvier 2016), faute de cartes de séjour, les 200 venus de la Libye dans des conditions inhumaines le 02 février dernier, etc.

L’association en charge de la défense des droits des migrants, s’inquiète de la montée en puissance des refoulements, les expulsions ou les rapatriements de migrants maliens. «Depuis la fin de l’année 2015, nous assistons au Mali à des vagues d’expulsions, de refoulements et de rapatriements de nos ressortissants d’Asie, d’Europe et même du continent africain», a regretté Ousmane Diarra, président de l’AME.

L’association qui signale que le problème est préoccupant pointe du doigt la politique migratoire de l’union européenne. «Cette politique se soucie plus des conséquences que des causes», fustige le président de l’AME.

A noter qu’en 2015, c’est plus de 1200 Maliens qui ont été expulsés, refoulés ou rapatriés souvent dans des conditions affligeantes au Mali. Le phénomène devenu monnaie courante préoccupe les autorités au plus haut niveau.

Le 07/04/2016 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté