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277 écoles sont encore fermées dans le pays

Publié le 05/05/2016 à 16h58 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté

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#Mali : Le nombre d’écoles fermées en lien avec l’insécurité dans le centre et le nord du pays a légèrement baissé mais reste encore important. Ce sont 13.000 enfants qui sont privés de l’école.

Selon le dernier rapport (février-mars 2016) de OCHA, l’organisme des Nations unies, en charge des actions humanitaires au Mali, il existe moins d’écoles opérationnelles dans le centre du pays. Cette situation concerne essentiellement les régions touchées par le conflit.

Ainsi, le nombre d’écoles fermées dans la région de Mopti au centre du pays a augmenté depuis la rentrée scolaire, il y a cinq mois.

Cette dégradation de la situation est principalement liée à l’insécurité. Selon l’Académie d’enseignement de la région de Mopti, le nombre d’écoles fermées dans la région est passé de 67 en octobre 2015 à 117 en mars 2016. Ce qui prive 13.000 enfants de leur droit fondamental à l’éducation et entraîne le chômage de 300 enseignants. Au cours de la même période, le nombre d’écoles fermées a également augmenté dans la région de Gao, passant de 52 à 62.

Toutefois, indique le rapport, dans les autres régions touchées par le conflit, la tendance est plutôt à la réouverture progressive des écoles. Dans ce cadre, les progrès les plus importants sont notés dans la région de Tombouctou, où il ne reste que 52 écoles fermées par rapport à 93 lors de la rentrée scolaire.
Dans la région de Kidal, une dizaine d’écoles ont pu rouvrir au cours de cette même période.

Au total, le nombre d’écoles fermées en lien avec l’insécurité dans le centre et le nord du pays est passé de 284 en octobre 2015 à 277 en mars 2016.

Enfin, il faut souligner aussi que les effets de la crise qui a éclaté en 2012 continuent à se faire sentir sur des milliers de familles dont les vulnérabilités ont été exacerbées. En 2016, c’est environ 300.000 filles et garçons affectés par le conflit qui ont besoin d’appui pour accéder à l’éducation.

Le 05/05/2016 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté