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Les soldats de la Minusma autorisés à combattre

Publié le 30/06/2016 à 15h29 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté

#Société
casques bleus
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#Mali : Le Conseil de sécurité vient de répondre à une requête de l’Etat malien. Le nouveau mandat de la Minusma adopté le 29 juin et qui court jusqu’au 30 juin 2017 est autorisé à ouvrir le feu pour protéger son personnel et les populations.

A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Désormais plus robuste et plus offensif, le nouveau mandat de la Minusma -Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies au Mali-, dont l’effectif a été porté à un maximum de 13.289 militaires et 1.920 policiers, doit permettre de prévenir les attaques terroristes contre les casques bleus et une protection accrue des populations civiles.

A cet effet, les casques bleus sont autorisés à utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites de ses capacités et dans ses zones de déploiement. Aussi, elle doit adopter une position déterminée et ferme pour mener à bien son mandat.

Face aux attaques asymétriques, la mission est autorisée à prendre les mesures suivantes : anticiper et écarter les menaces et prendre activement des dispositions musclées pour contrer les attaques asymétriques dirigées contre des civils, veiller à ce qu’il y ait des interventions rapides et efficaces lorsqu’il existe des menaces de violence contre des civils, et empêcher le retour d’éléments armés dans ces zones à travers des opérations directes en cas de menaces graves. 

En plus de sa priorité stratégique qui consiste à appuyer la mise en œuvre de l’accord, le nouveau mandat a aussi dégagé quelques tâches prioritaires à savoir : appuyer la mise en œuvre des reformes politiques et institutionnelles prévues par l’accord, appuyer les efforts du gouvernement pour rétablir et étendre effectivement et progressivement l’autorité de l’Etat et l’Etat de droit sur tout le territoire, en soutenant la mise en place des autorités intérimaires dans le nord.

Il s’agit aussi d’appuyer l’application des mesures de défense et de sécurité prévues par l’accord; appuyer, surveiller et superviser le cessez-le-feu; soutenir le redéploiement progressif des forces de défense et de sécurité maliennes réformées et reconstituées, dans le centre et le nord du pays; soutenir le processus de cantonnement, désarmement, démobilisation et réintégration des ex-combattants, etc.

Le 30/06/2016 Par De notre correspondant à Bamako Daouda Tougan Konaté