Fermer

Sahel: voici les principales attaques terroristes depuis un an

Mise à jour le 14/01/2020 à 13h14 Publié le 14/01/2020 à 13h14 Par Le360 Afrique - Afp

#Société
Jihadistes
© Copyright : DR

#Mali : Les armées des pays du G5 Sahel, dont les dirigeants se sont retrouvés lundi à Pau, dans le sud-ouest de la France, paient un lourd tribut à la lutte contre les groupes jihadistes dont les attaques se multiplient avec des bilans qui s’alourdissent.

Rappel des attaques les plus meurtrières contre les armées sahéliennes depuis un an :

Niger
- Le 9 janvier 2020, 89 soldats sont tués dans l’attaque du camp militaire de Chinégodar, situé dans la région de Tillabéri (ouest) près de la frontière malienne. Il s’agit de l’attaque jihadiste la plus meurtrière de l’histoire du Niger. Lors de l’assaut, 77 “terroristes” sont “neutralisés”, selon les autorités nigériennes.

- Le 10 décembre 2019, 71 militaires meurent dans une attaque menée par plusieurs centaines d’assaillants lourdement armés contre le camp d’Inates (ouest). L’opération est revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).


LIRE AUSSI: Niger. Terrorisme: 89 soldats tués dans l'attaque du camp de Chinégodar


- Le 14 mai, 28 soldats sont tués dans cette même zone frontalière du Burkina Faso et du Mali. La colonne militaire est tombée dans une embuscade alors qu’elle poursuivait des combattants ayant mené la veille un assaut contre une prison à haute sécurité. L’EI revendique les deux attaques.

Mali
- Le 18 novembre 2019, 43 soldats maliens sont tués lors de l’attaque de leur patrouille à Tabankort, dans la région de Ménaka (nord-est), alors qu’ils menaient une opération conjointe avec les forces nigériennes.

- Le 1er novembre dans les mêmes confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, 49 militaires trouvent la mort dans l’attaque du camp d’Indelimane, près de Ménaka. L’opération est revendiquée par l’EI.


LIRE AUSSI: Terrorisme: la France déploie ses premiers drones armés au Sahel


- Le 30 septembre, 40 soldats sont tués à Mondoro et Boulkessy (centre), deux camps militaires situés à la frontière avec le Burkina Faso. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda, revendique la double attaque, menée à l’aide d’armes lourdes.

- Le 17 mars, 26 morts dans le camp militaire de Dioura (centre), une opération également revendiquée par le GSIM.

Burkina Faso
- Le 24 décembre 2019, 200 individus lourdement armés attaquent la base militaire et la ville d’Arbinda (nord), près de la frontière malienne, faisant 42 morts, dont sept militaires et 35 civils, la pire attaque jihadiste au Burkina depuis cinq ans.


LIRE AUSSI: Terrorisme: des forces spéciales européennes au secours du Mali


- Le 19 août, 24 soldats sont tués dans l’attaque d’une base militaire à Koutougou (nord), près de la frontière malienne.

Tchad
- Le 22 mars 2019, 23 militaires meurent lors d’une attaque de leur position à Dangdala (sud-ouest) attribuée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram. Il s’agit d’une des attaques les plus meurtrières essuyées par l’armée tchadienne depuis le début de la lutte contre les islamistes.
Le 14/01/2020 Par Le360 Afrique - Afp