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Afrique: la CNUCED tire la sonnette d'alarme face à la hausse des dettes souveraines

Mise à jour le 30/10/2016 à 11h17 Publié le 30/10/2016 à 09h54 Par Le360 Afrique - MAP

#Economie
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#Maroc : La Conférence de l’ONU sur le commerce et le développement (Cnuced) a attiré l’attention sur les risques que pourrait générer la dette souveraine sur les Objectifs de développement durable (ODD), notamment pour l'Afrique subsaharienne.

"Les pays d'Afrique ont accumulé les dettes, alors même que leurs capacités à les rembourser se sont rétrécies", ont indiqué dans un communiqué des experts de l’agence onusienne à l’issue d’une récente réunion.

Ils ont expliqué que la baisse des prix des matières premières, la hausse du dollar et la perspective de paiements d'intérêts plus élevés "rendent ces dettes peut-être plus difficiles à refinancer que jamais".

Selon le secrétaire général de la Cnuced, Mukisha Kituyi, la dette souveraine ne peut pas bénéficier des mesures de protection contre la faillite ou de restructuration, comme c'est le cas pour la dette privée.
"Mais même si les actifs publics ne peuvent faire l'objet de saisie, l’incapacité à rembourser pour un pays le prive d'accès au marché des capitaux, et donc de la possibilité de faire face à ses besoins de liquidités", a-t-il fait observer.

En septembre 2015, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution indiquant que les processus de restructuration de la dette souveraine devraient être guidés par les principes du droit international, tels que la souveraineté, la transparence, la légitimité, le traitement équitable et la durabilité.

La réunion de ces experts visait à répondre à des questions préalables à une telle démarche. Dans les faits, on relève que depuis le premier eurobond émis par les Seychelles en 2006, 13 pays ont suivi le mouvement, mobilisant jusqu'à récemment encore un montant total de 38 milliards de dollars.

Les experts constatent que ce modèle de financement du développement manque de pertinence, car les déterminants des coûts de facteurs qui en découlent, en termes de volatilité du marché des capitaux, échappent totalement à ces pays africains.

Les difficultés qu'ils connaissent aujourd'hui à rembourser leurs dettes se traduisent par le rôle prédominant que joue le Fonds Monétaire International dans la région.
Le 30/10/2016 Par Le360 Afrique - MAP