Fermer

Sahel: Cheikh Tidiane Gadio plaide pour l'élargissement du G5 au Maroc et à l'Algérie

Mise à jour le 03/04/2019 à 11h53 Publié le 03/04/2019 à 11h21 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Sahel: Après les massacres au Mali, 44 morts au Burkina
© Copyright : DR

#Maroc : Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, vient de plaider en faveur de l'élargissement du G5 Sahel à 5 autres pays: le Maroc, le Sénégal, l'Algérie, le Cameroun et le Nigéria.

Cheikh Tidiane Gadio, président de l’Institut Panafricain de Stratégie (IPS), député, qui fut ministre des Affaires étrangères du Sénégal pendant une dizaine d'années, sous le mandat d'Abdoulaye Wade, est favorable à un format élargi du G5 Sahel intégrant cinq autres Etats africains.

S’exprimant le lundi 1er avril dernier, à travers un exposé présenté dans le cadre de la cérémonie de retraite annuelle du Mécanisme d’Alerte Précoce et de Réponse (ECOWARM) de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise, cité par le quotidien Le Soleil, propose un élargissement du mécanisme du G5 Sahel.


>>>LIRE AUSSI: Sahel: plus de 600 terroristes neutralisés par l'armée française depuis 2015

Les cinq autres pays d’Afrique dont l’intégration est proposée par Cheikh Tidiane Gadio sont l’Algérie, le Maroc, le Nigéria, le Cameroun et le Sénégal, tous «concernés par la lutte contre l’extrémisme».

Le G5 Sahel est une organisation créée en février 2014 au cours d’une réunion organisée à Nouakchott. Il s’agit «d’un cadre institutionnel de concertation et de suivi de la coopération régionale en matière de politique de développement et de sécurité» , regroupant actuellement cinq Etats de la région du Sahel: le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.


>>>LIRE AUSSI: Terrorisme: le G5 Sahel veut plus de coopération avec l'ONU

Ces pays ont tous en commun le fait d’avoir été le théâtre d’attentats terroristes. Les chefs d’Etat de cette organisation sous-régionale viennent du reste d'annoncer la création d’une force anti-terroriste commune à tous les pays membres le 20 novembre 2015, à l’issue d’une rencontre tenue à Ndjamena, au Tchad.

Mais l’opérationnalisation de cette brigade anti-terroriste reste tributaire d'un manque de financements, en dépit des nombreux engagements de partenaires occidentaux et de pays arabes.
Le 03/04/2019 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya