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#Politique

Vidéo. Rabat-Nouakchott: Les leaders d'opinion mauritaniens saluent un retour à la normale

Mise à jour le 23/12/2017 à 19h07 Publié le 23/12/2017 à 18h24 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Maroc : Dans cette vidéo, les Mauritaniens réagissent à la nomination d'un nouvel ambassadeur à Rabat, après plus de 5 ans de vacance de cette station diplomatique hyper stratégique.


Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a désigné un nouvel ambassadeur à Rabat, en la personne de Mohamed Lemine Ould Aboye, ancien ministre qui occupait jusque-là le poste d’ambassadeur à Niamey (Niger).
Cette décision intervient après plus de 5 années de vacance du très stratégique poste de chef de la représentation diplomatique mauritanienne au Maroc, dont l'intérim était assumé par un simple chargé d’affaires pendant toute cette période.

Dans leurs réactions, les analystes mauritaniens issus du milieu de la presse, insistent particulièrement sur un retour à la normale, «la réparation d’une anomalie, compte tenu des relations de tous ordres et de la proximité historique, géographique, culturelle et économique», entre Rabat et Nouakchott.

Une réalité illustrée par un chiffre: pendant le deuxième trimestre de l’année 2017, le royaume du Maroc a été le premier fournisseur de la Mauritanie en Afrique, pour près de 10 milliards d’ouguiyas d’importations de divers produits, selon le bulletin trimestriel de l’Office National des Statistiques (ONS).

Les analystes mauritaniens restent sur la constance de cette réalité géographique, culturelle et économique, sans s’aventurer sur les raisons qui pourraient être liées au timing, pourquoi maintenant ?

De ce point de vue, difficile de donner une réponse ouverte, même si certains évoquent le cas de l’opposant Mohamed Ould Bouamatou, qui serait «devenu un peu moins visible au royaume» passant désormais plus de temps à Bruxelles, malgré le fait que toute sa famille et son entourage reste installés au Maroc. Une évolution appréciée dans les cercles du pouvoir à Nouakchott.
                 
Le 23/12/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya