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#Economie

Vidéo. Maroc-Sénégal-RAM: incompréhension totale concernant "un billet d'avion excessivement cher"

Mise à jour le 19/05/2017 à 18h30 Publié le 19/05/2017 à 15h43 Par Mar Bassine Ndiaye et Saâd Aouidy

#Maroc : Agents de voyage et journalistes attendaient visiblement d'avoir en face d'eux les responsables de la Royal Air Maroc pour leur exprimer leur incompréhension concernant la tarification. La RAM leur oppose l'argumentaire classique des lourdes taxes et de la faiblesse de la clientèle.

Pourquoi un billet d'avion Dakar-Casa, sur moins de 3.000 km revient-il souvent plus cher qu'un Dakar-Paris long de près de 6.000 km?

Les acteurs sénégalais du secteur des transports de même que le passager lambda se posent régulièrement cette question. Cette semaine, l'occasion était trop belle pour ne pas l'adresser directement à Abdelghani Aissoug, vice-président de la RAM qui s'est rendu à Dakar lors des festivités du 60e anniversaire de la compagnie.

L'incompréhension est d'autant plus grande qu'actuellement la RAM opère 20 vols par semaine, soit une moyenne de trois quotidiennement, à l'exception du dimanche où il n'existe que les deux vols de nuit. Pour les voyagistes, leur flux est donc suffisamment important pour que la RAM fasse un effort supplémentaire dans les tarifs. 

Mais pour les dirigeants de la RAM, il en faudrait plus pour aller chercher des clients supplémentaires qui permettraient de rester au-dessus du seuil de rentabilité. "C'est une question d'élasticité du prix par rapport à la demande", explique Aissoug, qui est passé au département pricing de la compagnie. Et d'ajouter: "concernant le billet de Paris qui est quelquefois moins cher que celui de Casablanca, partout dans le monde, le billet d'un vol direct est plus cher qu'un vol indirect". Selon lui, un Dakar-Madrid sera toujours plus cher qu'un Dakar-Paris-Madrid. 

Son autre argument est bien sûr les nombreuses taxes payées sur un billet Dakar-Casablanca. Jusqu'à 200 dollars doivent être reversés aux autorités sénégalaises d'abord, marocaines ensuite. 


Le 19/05/2017 Par Mar Bassine Ndiaye et Saâd Aouidy