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Vidéo-Diapo. FIMA 2018: Alphadi fait la promotion de l'édition qui célèbre le Maroc

Mise à jour le 06/07/2018 à 12h51 Publié le 06/07/2018 à 12h45 Par Le360 Afrique - MAP

#Culture
African Fashion Talents: Alphadi et la mode du continent s'invitent à Casablanca
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#Maroc : La tenue pour la première fois au Maroc et précisément à Dakhla de la 11-ème édition du Festival International de la Mode en Afrique (FIMA), vise à célébrer le Maroc, un partenaire de choix pour le Continent africain et pour ce festival dédié à la créativité artistique et culturelle, selon Alphadi.


La 11-ème édition de ce festival placée sous le thème : «l’Art et la culture, vecteurs d’intégration africaine», qui coïncide avec le 20ème anniversaire de la création en 1998 au Niger du FIMA, entend aussi rendre un vibrant hommage à une icône de la créativité et un amoureux de l’Afrique, qui a accompagné et soutenu le festival dès sa première édition, en l’occurrence feu SM Hassan II, a indiqué Alphadi lors d’une conférence de presse de présentation de cette manifestation culturelle, organisée au siège parisien de l’UNESCO.

Dans une déclaration à la MAP à cette occasion, M. Alphadi s’est également réjoui que cette édition soit placée sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, soulignant que le Souverain a donné à ce festival l’esprit qu’il mérite. Ce festival, qui a toujours été célébré dans le désert et rendu hommage à l’esprit du Sahara, mettra cette année à l’honneur la ville de Dakhla, s’est félicité le créateur nigérien en vantant la position de cette ville, qui se situe entre mer et désert, en tant que porte ouverte sur l’Afrique. Dakhla, c’est aussi une bonne image pour la création africaine, a-t-il souligné.


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M. Alphadi est ensuite longuement revenu sur le riche programme de cette édition, qui sera également marquée, outre les concours de mode et défilés, par des rencontres autour des questions liées à la paix, à l’éducation, à la protection intellectuelle et à l’art contemporain. «Il sera question de montrer aussi que l’Afrique bouge et qu’elle s’émancipe», a-t-il dit en observant qu’«aujourd’hui on ne peut pas oublier que la création africaine peut créer de l’emploi pour pouvoir stabiliser notre jeunesse sur le continent».



Dans une déclaration similaire, Mme Zohour Alaoui, présidente de la Conférence Générale de l’UNESCO et Ambassadeur, Déléguée Permanente du Maroc auprès de cette organisation, a souligné, pour sa part, que la tenue de la 11ème édition du FIMA au Maroc est importante à plus d’un titre, du fait qu’elle se tient sous le haut patronage de SM le Roi qui a toujours œuvré pour que la culture soit un des axes de centralité du développement durable dans notre pays.

«Il est également important que cette édition se tienne à Dakhla parce que le Maroc est une terre africaine et que le Royaume, à partir de Dakhla, met en relief une fois encore les savoir-faire ancestraux, traditionnaux de l’Afrique», a-t-elle dit. “C’est un message de paix et de tolérance que le Maroc enverra à partir de Dakhla à l’ensemble de la communauté internationale”, a-t-elle affirmé.


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Dans une intervention lors de cette conférence de presse, à laquelle ont été conviés de nombreux journalistes français et africains mais aussi un grand nombre de jeunes créateurs et professionnels de la mode, Mme Alaoui a souligné la place du FIMA en tant qu’acteur essentiel pour la reconnaissance de la créativité africaine.

L’ambassadeur exalte aussi l’événement en tant que cadre pour la revitalisation de l’industrie du textile africaine et pour la valorisation des savoir-faire traditionnels, soulignant sa contribution directe à la renaissance culturelle africaine. Mme Alaoui a rendu hommage, à cette occasion, à M. Alpahdi pour son enthousiasme et sa détermination qui, a-t-elle dit, le “portent à mettre en valeur la créativité et les savoir-faire africains”.

C’est cet enthousiasme qui a fait naitre en 1998 en plein cœur du désert de Ténéré, au Niger, la première édition du FIMA, sous l’égide de l’UNESCO, a-t-elle rappelé en souhaitant que cet enthousiasme continue de porter en lumière la diversité et la richesse de ces savoir-faire. “Qu’il continue de mettre en avant les jeunes créatifs du continent. Qu’il continue d’agir pour le développement économique de l’Afrique. Qu’il continue de porter les valeurs de la diversité, de la cohésion et de la paix à travers la culture”, a-t-elle poursuivi.

“C’est d’ailleurs pour l’ensemble de ces raisons, en reconnaissance de votre engagement en faveur de la culture et du développement au service de la paix, du respect et de la dignité humaine, que vous avez été nommé Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO en 2016”, a dit Mme Alaoui à l’adresse de M. Alphadi.

Le sous-directeur général du département Afrique de l’UNESCO, M. Firman Matoko s’est félicité, pour sa part, de la tenue au siège de l’Organisation de cette conférence de presse de présentation de ce festival «qui symbolise la créativité existant en Afrique», mettant l’accent sur la nécessité d’encourager de tels évènements qui permettent de consacrer la culture en tant que vecteur de paix et d’intégration. L’ambassadeur du Niger en France, M. El Hadj Abou a fait part, quant à lui, de toute sa fierté de voir que cet évènement culturel majeur puisse se déployer au Maroc, un pays ami avec lequel le Niger entretient de très bonnes relations.

“L’engouement qu’a suscité cette conférence de presse augure vraiment de la réussite certaine de cette onzième édition du FIMA”, a-t-il affirmé. Mme Amal Boughannou, conseillère en charge des affaires culturelles à l’ambassade du Maroc en France a souligné, de son côté, que le choix porté sur le Maroc pour abriter la première édition du FIMA hors Niger est une reconnaissance de l’engagement profond du Royaume, d’une part pour l’intégration africaine et d’autre part, pour la promotion des valeurs prônées par le FIMA, à savoir la paix, la diversité culturelle et le rapprochement entre les peuples.

Il s’agit aussi d’une reconnaissance du rôle joué par le Maroc en tant que plaque tournante de l’art et de la créativité en Afrique, a-t-elle ajouté en mettant l’accent sur la place centrale qu’occupe la culture dans la stratégie de développement du Maroc sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI.

Mme Dominique Chardon Savard, fondatrice des ateliers Chardon Savard et Cox Gallery, est intervenue, quant à elle, pour donner des précisions sur les prestigieuses expositions qui mettront en lumière, lors de cette édition du festival, les œuvres des artistes HOPARE et ANTI ainsi que sur les autres activités culturelles organisées notamment en partenariat avec l’Ecole supérieure de création et de mode de Casablanca ESCM/ Casa Moda Academy. Le FIMA devrait enregistrer la participation de quelque 500 festivaliers provenant de 40 pays. Près de 30.000 visiteurs y sont également attendus.
Le 06/07/2018 Par Le360 Afrique - MAP