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#Politique

Vidéo. Droits de l'homme: La Commission africaine se penche sur la peine de mort à Nouakchott

Mise à jour le 28/04/2018 à 13h51 Publié le 28/04/2018 à 13h47 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Mauritanie : L’abolition de la peine de mort est le véritable fil rouge des assises de la 62e session de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) qui se tiennent à Nouakchott depuis le milieu de la semaine en cette fin avril 2018.


Dans cet entretien, Maître Fatimata M’Baye, présidente de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH) et avocate au barreau de Nouakchott, parle des questions abordées. Elle explique qu’il s’agit « d’un forum d’ONG  avec plusieurs sujets au menu : la peine de mort, les Mutilations Génitales Féminines (MGF), les conflits, la liberté d’expression, la question de l’esclavage….qui sont autant de problèmes vécus par les populations du continent ».


>>>LIRE AUSSI: Mauritanie: rapport critique d’Amnesty sur la situation des droits de l’Homme

Maître Mbaye  évoque les réticences de la Mauritanie par rapport à l’abolition de la peine capitale « du fait de son appartenance socio-culturelle ». Elle constate cependant « que le pays observe un moratoire depuis 1987. Nous espérons que celui-ci va évoluer vers une mesure définitive, en pensant à tous ces condamnés qui attendent dans le
couloir de la mort, avec  la terrible angoisse que la sentence soit exécutée un jour».

Maître Soyata Maiga, présidente de la Commission Africaine des Droits de l’Homme  et des Peuples (CADHP) et avocate au barreau de Bamako, enchaîne sur un ton identique « l’Union Africaine (UA) encourage les différents Etats  membres à nous inviter pour abriter ce forum  qui se tient une fois tous les 6 mois,  et sert de cadre d’échanges sur toutes les  questions liées aux droits humains.

Ce qui explique la présence des plus hautes autorités, notamment du président de la République de Mauritanie, à la séance inaugurale. La Mauritanie observe depuis plusieurs  années  un moratoire sur l’exécution de la peine de mort, et nous l’encourageons à aller plus loin, en pensant à toutes ces condamnés dont maître Fatimata Mbaye évoquait le sort».
Le 28/04/2018 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya