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Mauritanie: exécution par un groupuscule terroriste de 2 individus accusés d'espionnage

Publié le 09/10/2017 à 17h34 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Terrorisme

#Mauritanie : Nosrat al Islam wal-Muslimin, un groupuscule terroriste du Sahel, très actif dans le Nord Mali, a annoncé avoir arrêté 3 mauritaniens accusés d'espionnage et en avoir exécuté 2, dans une vidéo mise en ligne samedi soir.

Nosrat al Islam  wal muslimin (Mouvement pour la défense de la l’Islam des musulmans), un groupuscule terroriste du Sahel, particulièrement présent au nord du Mali, annonce l’exécution de 2 ressortissants mauritaniens reconnus coupables «d’espionnage», selon une nouvelle rapportée dimanche par le site d’information en ligne «Al Akhbar». Un site bien informé des faits des groupuscules terroristes qui l'utilisent comme canal de diffusion de leurs communiqués. 

Dans un enregistrement vidéo mis en ligne samedi soir, le groupe terroriste affirme «avoir arrêté 3 Mauritaniens qui auraient reconnu une accusation relative à des faits d’espionnage portée contre eux».


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Les individus arrêtés sont Brahim Ould Sidi, Bah Ould Brahim et Ahmed Ould Innejih dit Meida. Les personnes exécutées sont Bah Ould Brahim et Ahmed Ould Innejih dit Meida, alors que le sort de Brahim Ould Sidi Mohamed reste inconnu, précise la même source.

L’information de ce dimanche ne précise pas l’identité de l’Etat ou de l’entité au profit duquel ces individus menaient des activités d’espionnage. Toutefois, ce n’est pas la première fois qu’un groupuscule terroriste du Sahel arrête et fait exécuter des individus reconnus coupables d’espionnage.


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Ainsi, en décembre 2015, Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) avaient annoncé l’exécution au nord Mali, de 3 mauritaniens accusés d’espionnage au service de la Mauritanie et de l’armée française.

Pour rappel, la Mauritanie enregistre une trêve sur le front des attentats terroristes depuis décembre 2011. Une situation que les autorités expliquent par le renforcement des capacités opérationnelles de l’armée, combiné à une approche pédagogique dans le discours officiel vis-à-vis des potentiels candidats au Djihad. D'autres sources, doutant de l’engagement anti-terroriste de Nouakchott évoquent «un pacte tacite de non-agression».
 
  
 
    
Le 09/10/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

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