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Afrique-France: Après Alger, Le Drian à Conakry, Dakar et Nouakchott

Mise à jour le 15/06/2017 à 11h13 Publié le 15/06/2017 à 10h26 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Jean-Yves Le Drian

#Mauritanie : Au moment où Emmanuel Macron était au Maroc, Jean Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères entamait une série de visites en Guinée, au Sénégal et en Mauritanie du 14 au 16 juin, dans le cadre d'une tournée dominée par les questions de coopération, de climat et de sécurité.


Le ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, effectue une tournée sous-régionale en République de Guinée, au Sénégal et en Mauritanie du 14 au 16 juin. Ce premier déplacement sous le mandat du président Emmanuel Macron, aura 3 dimensions: des échanges sur le climat, les affaires relatives à la coopération bilatérale et l’incontournable question de la sécurité à travers la lutte contre le terrorisme.

Ainsi, à Conakry, le chef de la diplomatie française rencontre le chef  de l’Etat guinéen, Alpha Condé, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine (UA). Au menu, «le point sur les relations bilatérales, les questions régionales et la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le Climat (COP21) au travers notamment de l’Initiative africaine sur les Energies renouvelables (IAER)», affirme un communiqué.

Faire plier le Conseil de sécurité


Parmi les questions régionales en matière de sécurité devraient notamment figurer l’initiative  française de déploiement d’une nouvelle force au Sahel, chargée de lutter contre le terrorisme, déjà approuvée par l’UA le 13 avril dernier, estiment les observateurs.

Parti de la Défense vers les Affaires étrangères, Mr Le Drian est tout indiqué pour les actions vigoureuses dans un contexte d’intense diplomatie sécuritaire.

En effet, Paris mène actuellement un véritable forcing pour décrocher une résolution du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations unies (CS/ONU) validant son initiative, alors que les Etats-Unis restent réticents, estimant qu’une simple déclaration de cet organe suffirait à valider la nouvelle démarche.

En toile de fond de cette mini bataille entre alliés occidentaux, dans le combat contre le terrorisme, il y aurait le financement de la nouvelle force pour laquelle Paris cherche à pousser tout le monde à sortir le chéquier,  alors que Washington traîne des pieds.

Les intérêts français d'abord


Lors de son passage à Dakar, le patron de la diplomatie française abordera avec le président Macky Sall, qui était à l’Elysée lundi dernier, les principaux dossiers de la coopération bilatérale, mais aussi «la collaboration dans le cadre du Conseil de Sécurité des Nations unies,  dont le Sénégal est actuellement membre non permanent. Il visitera également la maison du Train Express Régional (TER-qui reliera Dakar à Diamniadio) et rencontrera les chefs d’entreprises françaises impliquées  dans la réalisation de cet énorme  projet» de plus de 900 millions d'euros.

Le ministre français visitera également l’Institut Pasteur, une cellule de lutte contre la cyber criminalité animée par la gendarmerie nationale  et évoquera plusieurs initiatives de développement portées par la diaspora sénégalaise».

Nouakchott, dernière étape de cette tournée sous-régionale, sera marquée par une audience avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz «pour évoquer la coopération dans le domaine du développement et de la sécurité». Ici également on parlera du processus d’opérationnalisation de la force du G5 Sahel.  Mr le Drian se rendra au Secrétariat exécutif de cette organisation, constituée par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad. Il signera avec les autorités mauritaniennes une convention sur la mortalité maternelle et néonatale.

Le 15/06/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya