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Mauritanie-Sénégal: British Petrolium confirme des réserves de gaz proches de celles de la Libye

Mise à jour le 08/12/2019 à 13h31 Publié le 08/12/2019 à 12h45 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Economie
Gaz kosmos Grand Tortue ahmeyin

#Mauritanie : De nouvelles données chiffrées communiquées vendredi soir par British Petrolium renforcent l’importance de la perspective d’exploitation prochaine du gisement transfrontalier offshore «Grand Tortue/Ahmeyim (Gta)» à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie.


Ce site, découvert au cours des dernières années,  renferme «plus de 15 billions de pieds cubes ou 425 milliards de mètres cubes de gaz naturel exploitable. La superficie totale du gisement pourrait contenir 50 billions de pieds cubes, soit l'équivalent de 1,4 milliard de m3. Ces réserves représentent  toute la production de gaz du continent africain au cours des 7 dernières années» selon le  communiqué de presse de l’entreprise BP, chargée de l’exploitation de GTA,  en partenariat avec Kosmos Energy.
 
A titre de comparaison, les réserves prouvées de gaz de la Libye, 22e mondiale, sont estimées à 1,49 billion de  mètres cubes de gaz.

Des  ressources d’une telle importance entraînent  forcément  un changement de statut  géopolitique de ces 2 pays, estime un observateur.


>>>LIRE AUSSI: Mauritanie-Sénégal: Total lorgne les parts de BP dans le champ gazier «Tortue/Ahmeyim»
 
Les premières estimations des  réserves de gaz  GTA étaient annoncées à  450 milliards de mètres-cubes, il y a 2 ans.
 
Le site transfrontalier  a fait l’objet d’un accord de partage signé entre les gouvernements du Sénégal et de Mauritanie,  après plusieurs mois de négociations finalisées en 2 temps,  février et décembre 2018.
 
La production du gaz mauritano sénégalais est attendue à partir de 2022.
 
Dans un avenir proche, Dakar et Nouakchott pourraient compter sur d’importantes quantités de gaz pour faire tourner leurs centrales électriques alimentées actuellement au fuel, plus coûteux, et penser à commercialiser le surplus.
 
Le 08/12/2019 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya