Fermer

Mauritanie: espoir de reprise des activités touristiques

Publié le 30/08/2017 à 14h31 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Economie
Tourisme en Mauritanie
© Copyright : DR

#Mauritanie : Un vol Paris-Atar, prévu le 23 décembre prochain, fait renaître l'espoir d'une reprise des activités touristiques en Mauritanie. Cette liaison aérienne était interrompue depuis une dizaine d'années à cause des menaces terroristes.

La Mauritanie des hôtels, des auberges et des guides se met à rêver d’une reprise progressive des activités touristiques, plombées depuis une dizaine d’années par la situation sécuritaire et la récurrence des attentats terroristes enregistrés dans le pays entre juin 2004 et décembre 2011.

Un espoir justifié par cette nouvelle de L’Echo Touristique un organe français, publiée mercredi: «la Balaguere reprend le chemin de la Mauritanie: un vol Paris-Atar (nord du pays) est programmé à partir du 23 décembre».

C’est un signal encourageant pour la destination. Car le spécialiste de la randonnée Balaguere retourne en Mauritanie à travers cinq itinéraires. Son PDG et fondateur, Vincent Fonvieille, l’explique à ses clients dans une édition diffusée le 15 août dernier, et évoque une première rotation le 23 décembre. Le vol affrété est au départ de Paris CDG vers Atar et assuré par Point Afrique.


LIRE AUSSI : Mauritanie: deux villes touristiques retirées de la liste rouge du Quai d’Orsay


Remontant le temps, cet opérateur touristique rappelle que «la Mauritanie a été pendant 10 ans, de 1997 à 2007, une destination saharienne majeure. L’agression d’Aleg (sud du pays) fin 2007 contre des ressortissants français, qui on l’a su plus tard, n’avaient rien à voir avec le tourisme, puis les débordements d’AQMI venant d’Algérie jusqu’en Mauritanie, ont mis un terme à cette période de découverte de ce fabuleux pays».

A cette belle époque, la Mauritanie accueillait annuellement quelques dizaines de milliers de touristes attirés par les vastes étendues du désert et la découverte de cités religieuses ayant marqué le savoir, la culture et les activités commerciales dans l’espace de l’Afrique du Nord-Ouest.

Ces éphémérides renvoient au souvenir et à l’image des grandes caravanes dans le désert, venues du Maroc et de tous les bords Méditerranée, qui passent par Chinguetti, Tichitt, Oualata… pour aller vers Tombouctou, autre cité historique et religieuse qui a vu passer les visages de 333 saints.


LIRE AUSSI : Le président mauritanien conteste le maintien du pays dans la zone rouge


C’est en partant de cet héritage historique que les autorités mauritaniennes ont mis au point une stratégie de développement du tourisme en 1994.
En 2007,au moment de recrudescence des actes terroristes, Nouakchott ciblait 300.000 visiteurs par an au-delà de l’horizon 2010.

Un rêve finalement noyé dans les torrents de sang versés par les crimes des groupuscules terroristes qui essaiment dans le Sahel. Et la décision par le Quai d’Orsay de classer la Mauritanie en zone rouge, jusqu’à une date récente, avait donné le coup de grâce au développement touristique du pays.  
                           
Le 30/08/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya