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Le président mauritanien prône la suppression du Sénat

Publié le 03/05/2016 à 18h17 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Sénat
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#Mauritanie : Le Sénat, chambre haute du parlement bicaméral de Mauritanie, sera très prochainement supprimé. C’est l’une des propositions de réforme constitutionnelle initiée par le président.

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, qui s’exprimait au cours d’un meeting populaire dans la ville de Néma (1200 kilomètres à l’Est de Nouakchott), ce mardi, a annoncé sa volonté de supprimer le Sénat, la Chambre haute du parlement bicaméral.

La proposition présidentielle de suppression du Sénat sera concrétisée dans le cadre d’un référendum populaire. Elle comportera également la création de conseils régionaux en vue de donner une place plus importante à l’option de la décentralisation.

Au cours du meeting de Néma, Mohamed Ould Abdel Aziz est également revenu sur les attaques de l’opposition contre son régime, précisant au passage que la réforme qu’il propose se limite à la suppression du Sénat et que «le seul garant du respect des dispositions constitutionnelles restera le peuple mauritanien». 

Il faut rappeler que suite aux déclarations de certains membres du gouvernement, le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU), principale coalition de l’opposition avait prêté au président de la République des velléités de réforme constitutionnelle en vue de revenir sur les dispositions limitant à deux (2) le nombre de mandats présidentiels. Ces dispositions, rappelle-t-on, sont totalement fermées, selon l’avis des spécialistes.

Le Sénat, chambre haute du parlement mauritanien, est composé de 56 sénateurs élus au suffrage universel indirect par les membres des assemblées communales. Elle compte trois (3) séries : A, B et C, et est  renouvelé sur un tiers toutes les années.

Toutefois, les élections sénatoriales n’ont pas été organisées depuis plusieurs années. Un blocage électoral et politique dont la conséquence de droit est l’expiration des mandats des trois (3) séries, qui sont actuellement frappées par la forclusion.

Le 03/05/2016 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya