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Les sénateurs mauritaniens pas d'accord avec la suppression de leur "Chambre"

Publié le 08/06/2016 à 18h16 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Sénat
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#Mauritanie : Les sénateurs mauritaniens ne sont pas d’accord avec le projet de suppression du Sénat. Après avoir boycotté les ministres, ils viennent d’obtenir un rendez-vous avec le président Mohamed Ould Abdelaziz, espérant pousser celui-ci à revenir sur sa décision.

La fronde des sénateurs mauritaniens contre l’Union pour la république (UPR), parti au pouvoir et dont ils sont majoritairement issus, va peut-être connaître son épilogue avec l’audience que leur accordera le président Mohamed ould Abdelaziz. Une rencontre qu’ils réclamaient haut et fort, refusant ainsi de discuter avec l’interlocuteur désigné par le président, Sidi Mohamed Ould Maham, président de l’UPR et député.

Ils réclamaient une rencontre avec l’unique interlocuteur «décideur» à leurs yeux, le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Ainsi, une délégation  représentant les 56 sages qui forment la chambre haute du parlement bicaméral, dont 42 sont issus des rangs de l’UPR, sera reçue en audience par le président, ce jeudi.

Reste à savoir s’ils auront gain de cause, en faisant revenir le président sur sa décision de supprimer le Sénat à travers un référendum. Pour rappel, les sénateurs mauritaniens sont en colère depuis le discours du chef de l’Etat du 03 mai dernier au cours duquel il avait annoncé  la perspective d’une consultation référendaire visant la suppression du Sénat et la création de conseils régionaux.

Cette sortie  du président a été suivie d’une véritable campagne d’explication à travers laquelle les membres du gouvernement ont sillonné toutes les régions du pays pour sensibiliser les Mauritaniens sur le caractère «inutile» d’une institution telle que le Sénat, désormais présenté sous les traits «d’un gadget de luxe» pour une certaine forme de démocratie.

Le chef de l’Etat revendra t-il sur sa décision ? On le saura peut-être à l'issue de cette rencontre.

Le 08/06/2016 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

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