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Sommet de la Ligue Arabe: la lutte contre le terrorisme au menu

Publié le 09/07/2016 à 15h07 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
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#Mauritanie : Nouakchott, la capitale mauritanienne accueillera les 25 et 26 juillet prochain le 27e sommet des la Ligue arabe. La question du terrorisme sera l’un des principaux sujets de cette rencontre. Des expériences de lutte contre le terrorisme seront abordées, dont celle de la Mauritanie.

La Mauritanie va accueillir les 25 et 26 du mois de juillet courant la 27e sommet des souverains, chefs d'Etat et de gouvernement arabes. Cette rencontre sera l ‘occasion de débattre de plusieurs questions concernant le monde arabe, particulièrement celle du terrorisme qui touche presque tous les pays de la Ligue arabe.

Cette révélation a été faite par le Secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Ahmed Ben Hilly, dans un entretien accordé à Radio Mauritanie. Les dernières attaques terroristes ayant frappé l’Irak et plus récemment la ville sainte de Médine illustrent la nécessité de lutter plus efficacement contre les groupes terroristes en échangeant les expériences.

Ainsi, au cours des assises, l’approche mauritanienne dans le domaine de la lutte contre le terrorisme sera largement abordée et partagée. La Mauritanie a été confrontée à une vague d’attentats terrorismes et prises d’otages occidentaux entre juin 2005 et décembre 2011. Des attaques ayant fait de nombreuses victimes. Toutefois, grâce à de nombreuses actions entreprises par les autorités mauritaniennes, ce «front» enregistre une accalmie depuis prés de 5 ans.

L’approche mauritanienne en matière de lutte contre le terrorisme est bâtie sur une stratégie multidimensionnelle «à la fois préventive, répressive et qui tient compte des corollaires et toutes les autres sources économiques, sociales et idéologiques alimentant directement ou indirectement le phénomène», selon le gouvernement.

La mise en chantier de la dimension sécuritaire de ce combat s’est traduite par la formation de forces spéciales sous forme d’unités légères grâce à l’appui et la coopération militaire de la France. Celles-ci patrouillent en permanence sur les frontières Nord et Est pour réduire au minimum les risques d’infiltrations terroristes. Parallèlement, le budget des armées a connu une montée en puissance au cours des dernières et le système de renseignement militaire a été amélioré. 

En outre afin de mieux contrôler ses frontières, 35 points de passage ont été créés sur toutes les frontières du pays pour assurer un contrôle des flux des personnes. Au cours des dernières années, les autorités mauritaniennes ont également joué sur l’aspect idéologique en organisant des débats entre spécialistes des sciences islamiques et individus condamnés pour des infractions liées au terrorisme, dont certains se sont repentis.

Dans le cadre de la même approche pédagogique, des centaines d’élèves d’écoles coraniques ont été soustraits à la propagande radicale  suivant un combat idéologique mené par les érudits, savants et religieux, dont la mission est de «discréditer» les thèses des extrémistes auprès des populations.

Ce sont ces différentes approches qui sont globalement derrière le succès enregistré par la Mauritanie contre le terrorisme. Toutefois, ce succès peut s’expliquer aussi par des accords inavoués. En effet, selon un document fuité par les services américains au cours de ces derniers mois, la Mauritanie est accusé d’avoir pactisé avec le groupe terroriste Al-Qaida.

Une sorte de pacte de non agression aurait été signé entre les deux parties, selon les Américains, en contrepartie d’un apport financier de la Mauritanie à la nébuleuse terroriste. Des allégations réfutées en bloc par les autorités mauritaniennes, notamment le président Mohamed Ould Abdel Aziz qui affirmait récemment avoir réclamé la présentation du document l'incriminant, mais «en vain».  

Le 09/07/2016 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya