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Ligue arabe: clôture anticipée d'un sommet sans résultats concrets

Publié le 26/07/2016 à 13h08 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
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Les dirigeants présents au 27e sommet de la Ligue arabe.

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#Mauritanie : Initialement prévu du 25 au 27 juillet, le 27e sommet de la Ligue arabe, a clôturé ses assises au bout de quelques heures, lundi soir. Une rencontre écourtée du fait de «l’agenda chargé» des rares dirigeants qui se sont déplacés.


Nouakchott accueillait pour la première fois un sommet de la Ligue des Etats arabes (LEA) depuis l’admission de la Mauritanie au sein de cette organisation en 1973.

Mais avec 14 dirigeants arabes absents et seulement 6 émirs et chefs d’Etats membres de la ligue arabe présents à côté du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, on ne pouvait pas s’attendre à du concret. D’ailleurs, tout le monde était pressé d’en finir et la rencontre a été écourtée du fait de l’agenda chargé» des membres présents. C’est dire le peu d’importance que même ceux qui ont fait le déplacement vouaient à cette manifestation.

Du coup, ce sommet, placé sous le signe de l’«Espoir», a débouché sur des résolutions et recommandations relatives à la «lutte contre le phénomène odieux du terrorisme» et du règlement de la question centrale de la Palestine et de tous les foyers de guerre dans le monde arabe  (Irak, Syrie et Libye). Des vœux pieux ressassés à chaque session et auxquels les peuples arabes n’accordent plus aucun crédit.

Ces résolutions et recommandations «vont contribuer au dénouement des situations difficiles que connaissent certains pays arabes frères et donner un nouvel élan à l’action de la Ligue arabe afin de matérialiser les aspirations légitimes des peuples, notamment la reprise des territoires occupés, le rétablissement de la paix, de la sécurité, de la stabilité et le raffermissement du développement durable», a estimé le président Mohamed Ould Abdel Aziz, dans une allocution prononcée à l’occasion de la cérémonie de clôture.

Mais, au delà des formules diplomatiques convenues, la rencontre de Nouakchott anime un débat contradictoire dans les salons des villas des quartiers résidentiels.

Du côté du pouvoir, à l’image du ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la coopération, Isselkou Ould Ahmed Izidh-bih, on crie victoire pour avoir «réussi» à organiser en moins de 4 mois, un sommet dont les préparatifs devaient s’étaler sur deux années pour un pays comme la Mauritanie.

A l’opposé, de nombreux Mauritaniens et observateurs raillent «une participation au rabais» avec tous les rois et chefs d’états qualifiés de «ténors» du monde arabe, inscrits au registre des abonnés absents et une rencontre qui finit en eau de boudin, pour avoir été clôturée avant le terme initialement prévu.
Le 26/07/2016 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

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