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Mauritanie: retour sans incident du leader de l’IRA

Mise à jour le 15/01/2017 à 19h00 Publié le 15/01/2017 à 18h56 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Biram

Biram ould Abeid, dirigeant de l'IRA.

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#Mauritanie : Birame Dah ould Abeid, le leader de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), mouvement anti-esclavagiste, est de retour en Mauritanie après 8 mois d'absence. Le retour était redouté et d'importantes forces de police ont été acheminées à Rosso pour parer à tout débordement.

Plus de peur que de mal. A l’origine d’une vive tension, et de l’envoi d’importants renforts des éléments de la police anti-émeute, le retour du leader de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Biram Ould Dah Ould Abeid en Mauritanie, s'est déroulé dans le calme.

C'est à Rosso, frontière avec le Sénégal au sud-ouest de la Mauritanie, que ce retour s’est déroulé dimanche sans incident majeur, selon plusieurs témoignages concordants.

Pourtant, la rentrée de Biram au bercail nourrissant d’énormes craintes liées «à des troubles à l’ordre public», selon les officiels.

Le premier responsable de l’IRA, candidat classé deuxième à l’issue du scrutin présidentiel du 21 juin 2014, plusieurs fois primé par les gouvernements occidentaux et les ONG de défense des droits humains pour son combat contre l’esclavage en Mauritanie, revient d’une tournée de plusieurs mois qui l’a conduite aux Etats-Unis, en Afrique et en Europe.


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Juste après avoir foulé le sol mauritanien, en provenance du Sénégal, Biram Ould Dah Ould Abeid et ses partisans se sont dirigés vers «Satara», un quartier populeux de Rosso, pour une large concertation dans l’après-midi du dimanche avec ses partisans.

"Aujourd’hui, je reviens de la petite scène que constitue l’international vers le grand théâtre des opérations que représente le terrain du combat et de la lutte en Mauritanie. Je reviens parmi les miens, pour épauler les miens et les accompagner sur le chemin de l’émancipation et de la liberté pour tous les Mauritaniens", a t-il souligné dans son discours. Et d'ajouter: "Je profite de cette occasion pour réfuter toutes les allégations mensongères qui visent à entacher la réputation de notre organisation et celle de ses dirigeants en leur attribuant l’inconcevable projet de diviser le pays ou de lui nuire par une supposée intelligence avec des puissances étrangères".

Ce retour était annoncé «à hauts risques» du fait de l’accueil populaire promis par l’IRA à son dirigeant et des informations distillées par les autorités mauritaniennes faisant état de l’interdiction des activités de cette ONG anti-esclavagiste.
D’ailleurs, selon plusieurs sources concordantes, des véhicules ont acheminé un nombre important d’éléments des compagnies de police anti-émeutes «pour parer à toute éventualité», explique une source ayant requis l’anonymat. Les forces de l'ordre avaient bouclé tous les points qui mènent vers le débarcadère du bac de Rosso durant les premières heures de cette journée.


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Enfin, il faut souligner que ce retour via Rosso a aussi un caractère très symbolique. Cette ville a été le théâtre de la dernière arrestation en date de cet activiste (novembre 2015), dans la foulée d’une caravane dénonçant «l’esclavage foncier et l’accaparement des terres dans la vallée du fleuve Sénégal». Une arrestation qui lui avait valu une condamnation à deux mois de prison.
Le 15/01/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

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