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Mauritanie: le RFD et l’UNAD tirent la sonnette d'alarme face à la déliquescence de l’Etat

Mise à jour le 02/03/2017 à 14h22 Publié le 01/03/2017 à 20h20 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Ahmed ould Daddah

Ahmed ould Daddah, président du RFD.

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#Mauritanie : Narco-trafiquants, accords secrets avec des groupes terroristes et dégradation des institutions publiques: le tableau dressé par le Rassemblement des forces démocratiques (RFD), premier parti d’opposition, et l’Union nationale pour une alternance démocratique (UNAD) est loin d’être reluisant.

Face à une situation de crise multiforme, à l’origine d’un affaissement des institutions publiques et d’une déliquescence de l’Etat en Mauritanie, le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et l’Union nationale pour une alternance démocratique (UNAD) tirent la sonnette d’alarme, à travers une déclaration rendue publique mardi 28 février 2017.

Ces deux partis politiques de l’opposition expriment une vive préoccupation devant «un Etat qui s’écroule de jour en jour. Une administration et un appareil judiciaire ravalés au rang de semblants d’institutions politiques nageant dans une incurie totale. Le crime organisé qui défraie la chronique au quotidien. Un pays devenu une plaque tournante du trafic de drogue dans toutes ses variantes, avec des narco-trafiquants qui y trouvent protection et impunité», déplore la déclaration conjointe.


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Une situation à l’origine de la dégradation de l’image du pays à l’extérieur. «A telle enseigne que certains médias étrangers de renom accusent le chef de l’Etat d’être personnellement impliqué dans des affaires opaques, et d’avoir conclu des accords secrets avec des organisations terroristes à travers des actes de corruption».

Face à cette situation de crise généralisée, le RFD et l’UNAD invitent le pouvoir à passer aux actes concrets en vue de créer les conditions d’un consensus politique national.


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Dans ce contexte, les deux partis de l’opposition «appellent le peuple mauritanien et les forces vives du pays  à un sursaut national, pour faire face et mettre en échec la mascarade que représentent les réformes constitutionnelles proposées par le pouvoir», lesquelles vont plonger la Mauritanie «dans une aventure aux conséquences incalculables».

Ces réformes ont été adoptées à l’occasion d’un dialogue organisé du 29 septembre au 20 octobre 2016. Elles portent notamment sur la suppression du Sénat, la création de conseils régionaux et le changement de certains symboles nationaux (drapeau et hymne).  Ce forum a été boycotté par l’essentiel de l’opposition.

Le 01/03/2017 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya