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Mauritanie: manifestation pour la libération des militants de l'IRA

Mise à jour le 02/01/2018 à 16h45 Publié le 02/01/2018 à 16h09 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Manif

#Mauritanie : Plusieurs militants de l'Initiative du mouvement abolitionniste (IRA-ONG anti-esclavagiste) ont manifesté mardi, dans le centre de Nouakchott, pour réclamer la libération de 2 détenus de leur mouvement incarcérés dans la prison de Bir Moghrein (extrême Nord) depuis la fin de l'année 2016.

Resté absent du territoire national depuis plusieurs mois, le leader de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA, ONG antiesclavagiste), Birame Ould Dah Ould Abeid, est rentré au pays depuis quelques jours.

Un retour qui semble donner un nouveau souffle aux partisans du candidat classé deuxième lors de la dernière élection présidentielle mauritanienne. Illustration avec cette manifestation organisée ce mardi dans les rues du centre de Nouakchott pour réclamer la libération de 2 militants de l’organisation détenus depuis  2016 dans une prison de Bir Moghrein (extrême nord du pays), distante de Nouakchott d'environ 920 km. 

Abdallahi Maouloud Saleck dit "Vieux" et Moussa Bilal Biram ont été condamnés à 5 ans de prison, dont 2 années fermes pour «troubles à l’ordre public, violence voies de fait contre les forces de l’ordre» par un tribunal correctionnel.


LIRE AUSSI: Vidéo. Libération du leader anti-esclavagiste Biram Dah Oulb Abeid


«Même si cette prison semble répondre aux normes, nos camarades vivent dans une situation d’isolement total et ne reçoivent pas la visite de leurs familles et des avocats. Des entorses au droit en dépit desquelles ils gardent le moral», s'est insurgé Balla Touré, secrétaire général du mouvement abolitionniste.

Et malgré un recours des avocats de la défense contre la décision en appel, le dossier de ces deux militants de l’IRA reste pendant devant la Cour suprême.

La prison de Bir Moghrein accueille des détenus purgeant de lourdes peines de réclusion, notamment des condamnés à la peine capitale pour crime de sang et activités liées au terrorisme.                  
Le 02/01/2018 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

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