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#Politique

Vidéo. Mauritanie. Affaire Ghadda: la défense des ex-sénateurs réclame un non-lieu total

Mise à jour le 26/01/2018 à 17h49 Publié le 26/01/2018 à 17h41 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Mauritanie : Une délégation d'avocats parisiens membres du collectif de la défense des ex-sénateurs mauritaniens, conduite par maître Jean-Pierre Mignard, était à Nouakchott.

Une délégation de membres du collectif des avocats en charge de la défense des 12 ex-sénateurs mauritaniens poursuivis pour «corruption», a séjourné à Nouakchott du 20 au 24 janvier. Ces avocats issus du barreau de Paris sont dirigés par maître Jean-Pierre Mignard, grand spécialiste des affaires pénales.

Au cours de ce séjour, les avocats parisiens ont rencontré le juge d’instruction et toutes les personnes poursuivies dans le cadre de cette affaire, notamment l’ancien sénateur Mohamed Ould Ghadda, en détention préventive depuis le 1er septembre dernier.

A signaler que Mohamed Ould Bouamatou, banquier en exil au Maroc, et Mohamed Ould Debagh, un cadre qui lui est très proche, sont pour leur part sous le coup d’un mandat d’arrêt international dans le cadre de la même enquête.


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Les 11 autres anciens sénateurs, 2 dirigeants syndicaux et 4 acteurs des médias ont aussi été placés sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction.

Maître Jean-Pierre Mignard et sa délégation ont donné une conférence de presse mercredi soir. Devant les journalistes, l’avocat a démonté l'accusation, soulignant que "le dossier est vide. Car le débat sur le maintien ou la suppression du Sénat est de nature purement politique et ne doit pas entraîner de poursuites judiciaires. L’accusation parle de corruption. Une thèse sans fondement au plan légal et dans les faits. Les sénateurs n’ont pas besoin d’être corrompus pour refuser la suppression de leur chambre".

Il a tenu, par la même occasion, à rappeler que "la Mauritanie est un pays ami et allié de la France, qui est confrontée à des problèmes au plan économique et social, dans un Sahel au climat géopolitique fortement troublé. Alors il est temps de mettre fin à ces poursuites, pour fédérer et tourner les énergies vers des objectifs visant à relever ces différents défis».
                                       
Le 26/01/2018 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya