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Mauritanie: interpellation du journaliste et homme politique Ahmedou ould Wedia

Mise à jour le 04/07/2019 à 13h23 Publié le 04/07/2019 à 13h21 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Ahmedou ould Wedia
© Copyright : DR

#Mauritanie : La Mauritanie n’arrive toujours pas à exorciser les démons d’un scrutin présidentiel qui devait constituer un tournant décisif dans l’ancrage du système démocratique, mais dont les résultats sont finalement rejetés par les candidats de l’opposition.

Parmi les effets collatéraux du vote, on peut citer l’arrestation du célèbre journaliste et homme politique, actif au sein du Rassemblement national pour la réforme et le développement (RNRD/Tawassoul, mouvance islamiste), rapportée mercredi soir par la presse locale.

Les autorités n’ont pas encore expliqué les raisons de cette arrestation, mais de nombreux observateurs font le lien avec la situation politique du pays.

En effet, cette nouvelle arrestation intervient moins de 15 jours après une élection présidentielle dont les résultats sont contestés par les candidats de l’opposition, parmi lesquels Sidi Mohamed ould Boubacar (indépendant, ancien Premier ministre), qui a bénéficié du soutien de la formation islamiste.


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La formation islamiste condamne cette arrestation comme «une violation flagrante des droits et libertés collectifs et individuels garantis par la constitution et les lois du pays, dans le cadre d’une politique visant à étouffer les voix critiques vis-à-vis du pouvoir».

Le parti rappelle la responsabilité du gouvernement dans les cas de violation des droits et appelle à la mobilisation des forces politiques et organisations de la société civile pour leur respect.


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Le scrutin présidentiel, organisé le 22 juin 2019, a été remporté au premier tour par Mohamed ould Ghazouani, candidat de la majorité, général à la retraite, ancien chef d’état-major.

Avant Ahmedou ould Wedia, un autre journaliste, Camara Seydi Moussa, avait été arrêté. Celui-ci a été libéré dans la soirée du mercredi 3 juillet en même temps que le président des Forces progressistes du changement (FCP), Samba Thiam.
Le 04/07/2019 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya