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Mauritanie. Violences post-électorales: levée des barrages des forces de l’ordre à Nouakchott

Mise à jour le 17/07/2019 à 11h59 Publié le 17/07/2019 à 11h50 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Nouakchott quadrillé
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#Mauritanie : Nouakchott respire mieux et offre un visage plus accueillant depuis hier après-midi, mardi 16 juillet, avec la levée de la quasi-totalité des barrages des forces armées et de sécurité, qui avaient été dressés juste après le scrutin présidentiel du 22 juin 2019.

Les nombreux barrages, particulièrement visibles dans certains quartiers de la capitale mauritanienne, à l’image de la Sebkha, populeuse banlieue dans le Sud-Ouest de Nouakchott, où étaient déployés des éléments reconnaissables dans leurs uniformes du Bataillons de Sécurité Présidentielle (BASEP) et de nombreuses unités de la gendarmerie nationale, ont disparu durant l'après-midi du mardi 16 juillet 2019.

La population a particulièrement apprécié cette nouvelle atmosphère qui illustre un apaisement progressif du climat politique.


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Le scrutin présidentiel du 22 juin 2019 en Mauritanie a été remporté dès le premier tour par Mohamed Cheikh Ahmed ould Mohamed Ghazouani, candidat de la majorité, ancien chef d’Etat, ex-ministre de la Défense et compagnon du président sortant, Mohamed ould Abdel Aziz, depuis une quarantaine d’années.

Toutefois, ces résultats ont été contestés par les 4 candidats de l’opposition.

Il s'en est suivi un mouvement de protestation durant lequel des jeunes ont incendiés des pneus et érigé des barrages.


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L'armée, déployée dans certaines villes, bien avant l'annonce des résultats, est resté, depuis, cantonnée dans certains quartiers sensibles, considérés comme acquis aux opposants Biram Dah ould Abeid et Kane Hamidou Baba.

Rappelons que suite à ces mouvements de protestations, plusieurs responsables, cadres et militants de la Coalition Vivre-Ensemble (CVE-mouvance nationaliste négro-africaine), ayant soutenu la candidature de Kane Hamidou Baba, ont été arrêtés à Nouakchott, Nouadhibou, Kaédi et Aleg. Certains d'entre eux se trouvent toujours en prison à l'heure actuelle. 
Le 17/07/2019 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya