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Vidéo. Mauritanie: un leader de l'opposition met à l'index le mauvais casting du premier gouvernement Ghazouani

Mise à jour le 11/08/2019 à 16h00 Publié le 11/08/2019 à 14h57 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Politique
Kane Hamidou Baba
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#Mauritanie : Kane Hamidou Baba, candidat de la Coalition Vivre Ensemble (CVE-mouvance négro-africaine), à l’occasion de l’élection présidentielle du 22 juin dernier, a dernièrement rencontré la presse. Il est revenu sur la situation du pays et le premier attelage gouvernemental du président Ghazouani.

Kane Hamidou Baba a rencontré la presse. Il rappelle le contexte du scrutin présidentiel du 22 juin 2019, marqué par de nombreuses irrégularités, mais à l’issue duquel le pouvoir s’est retrouvé dans l’obligation de concéder 42% des votes aux candidats de l’opposition, «un chiffre sur la base duquel on constate la réalité d’un pays coupé en deux, et l’urgence d’un dialogue».

Parlant de la composition du gouvernement publiée jeudi dernier en soirée, le candidat malheureux à la présidentielle 2019 estime «qu’il ne répond pas au contexte d’un pays souffrant d’une double fracture nationale et politique au lendemain d’une élection présidentielle marquée par une crise majeure».


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Kane décrit la situation «d’un pays coupé en deux, dont la gouvernance exige un changement, une rupture qui doit concerner les hommes et la méthode de gestion des affaires publiques, ce qui passe par un dialogue national et la mise en place d’un gouvernement politique consensuel avec un mandat précis, capable de mettre en œuvre une batterie de mesures urgentes».


Le candidat malheureux de la CVE plaide en outre en faveur du règlement des questions conjoncturelles liées à l’unité nationale, mais qui ont tendance à devenir structurelles (tout particulièrement concernant le passif humanitaire), la question relative à la pratique de l’esclavage, la réforme de l’éducation, l’officialisation des langues nationales, le foncier, le partage du pouvoir et des richesses, etc. 


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Il est également revenu sur une rencontre avec le président Mohamed ould Abdel Aziz, à la demande de celui-ci, à quelques jours de l’expiration de son mandat. il a justifié la pertinence d’avoir répondu à l’invitation du chef de l’Etat sortant pour lui faire entendre les revendications de la CVE, dont de nombreux militants sont toujours en détention.

Toutefois, certains de ces prisonniers ont retrouvé la liberté au cours des dernières semaines.
Le 11/08/2019 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya