Fermer

Mauritanie: les examens du bac, une période de calvaire pour les usagers de l’Internet mobile

Mise à jour le 22/09/2020 à 17h07 Publié le 22/09/2020 à 08h41 Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck

#Société
Triche bac

Les autorités coupent la connexion Internet pour faire face à la triche au Bac.

© Copyright : DR

#Mauritanie : Pour éviter la triche au baccalauréat, les autorités mauritaniennes ont coupé Internet. Résultat: les usagers font les frais de ces coupures depuis le samedi 19 septembre dernier.

Plusieurs centaines de milliers d’usagers de l’Internet mobile en Mauritanie sont privés de ce service du samedi 19 au mardi 22 septembre 2020. Un désagrément qui se répète tous les jours entre 8h et 14h, puis de 15h à 19h.

Ces horaires correspondent à ceux des examens du baccalauréat. En effet, depuis samedi dernier, près de 50.000 lycéens, répartis dans 136 centres d’examens, dont 81 à l’intérieur du territoire national, tentent de décrocher le baccalauréat, précieux sésame représentant le premier diplôme de l’enseignement supérieur. Les filles constituent plus de 50% de ces candidats.

Or, cette période fait vivre un calvaire aux abonnés de l’Internet mobile en Mauritanie, du fait d'une coupure du service censée empêcher «la triche» des candidats au bac.


LIRE AUSSI: Mauritanie: un syndicat déplore les résultats catastrophiques du baccalauréat


La coupure est appliquée par les 3 opérateurs de téléphonie mobile opérant sur le marché national: Mauritel (filiale de Maroc Télécom), Chinguitel (filiale de la soudanaise Expresso) et la Mauritano Tunisienne des Télécommunications (Mattel).

Cette privation est dénoncée comme une méthode «artisanale, radicale et grossière» par les usagers, qui en contestent la légalité.

Une vive colère du public, justifiée par l’énorme préjudice causé, même si l’impact est difficile à évaluer. Car les effets de cette rupture de plusieurs jours sont ressentis à la fois chez les entreprises formelles et les acteurs du secteur informel, Internet étant devenu un outil indispensable au quotidien.
Le 22/09/2020 Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck