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Vidéo. Mauritanie: loi sur les violences faites aux femmes toujours en souffrance

Mise à jour le 11/10/2020 à 12h49 Publié le 11/10/2020 à 12h46 Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck

#Société
Mauritanie: retard dans l'adoption de la loi contre les violences faites aux femmes
© Copyright : Le360 / Mamadou Seck et Mamoudou Kane

#Mauritanie : Malgré un plaidoyer soutenu et différentes formes de manifestations pour sa matérialisation, la loi réprimant les violences faites aux femmes et aux filles en Mauritanie reste bloquée au niveau de l’assemblée nationale, après des allers et retours entre l’exécutif et les députés.



Hawa Saidou Traoré, journaliste bloggeuse, parle « d’une réalité quotidienne vécue par les femmes et les filles du pays » qu’elle relate et contre laquelle elle lutte et sensibilise à travers ses écrits, dans son blog «Reines d’Afrique».

Elle appelle à une adoption rapide de la nouvelle législation pour faire face à la recrudescence des viols, meurtres et de nombreuses autres formes de violence, contre une frange qui constitue plus de 50% de la population.

Hawa profite à fond de son statut de journaliste pour prendre part à ce combat en faveur de la protection des droits et de la dignité de la femme mauritanienne.

Dieynaba Yeya Touré, présidente l’organisation citoyenne «Je m’engage» est consultante Artisan du Changement, une ONG «qui développe des approches basées sur une prise en compte du contexte local, au niveau sociétal, politique, environnemental, culturel et économique ».


>>>LIRE AUSSI: Mauritanie: un projet de loi contre les violences faites aux femmes toujours bloqué, alors que ces crimes augmentent

Elle déplore des meurtres et autres crimes au quotidien en terre d’Islam, alors cette religion recommande la protection de l’intégrité de tous Dieynaba Touré rappelle que celles qui réclament l’adoption de la loi contre les violences faites aux femmes et aux filles, sont issues d’une société et de culture musulmane Leurs revendications ne vont pas à l’encontre des préceptes religieux.

Elle évoque la typologie de ces violences telles, qu’apparue dans les études les plus récentes, notamment en 2019, et appelle à la mobilisation des élus, de la classe politique et de tous les segments sociétés contre un fléau aux conséquences de plus en plus dramatiques.

 

Le 11/10/2020 Par De notre correspondant à Nouakchott Amadou Seck