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Sénégal-Mauritanie: la solution de Greenpeace pour le conflit entre gardes-côtes et pêcheurs

Mise à jour le 02/09/2018 à 14h58 Publié le 02/09/2018 à 14h53 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

#Economie
Pêcheurs sénégalais
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#Mauritanie : Greancepeace Afrique plaide en faveur d'une solution de fond à la tension récurrente entre gardes-côtes mauritaniens et pêcheurs sénégalais, qui doit rentrer dans le cadre d'une gestion commune des ressources au sein de la CSRP.


«Greenpeace Afrique » ONG de défense de l’environnement marin, plaide en faveur d’une solution de fond pour éliminer la tension permanente entre gardes-côtes mauritaniens et pêcheurs sénégalais, dans une déclaration publiée ce week-end. L’organisation se prononce après l’annonce de l’arrestation de 22 pêcheurs sénégalais par des gardes-côtes mauritaniens, la semaine dernière.

Le ministre sénégalais de la pêche, Mr Omar Gueye, a précisé que l’interpellation de ses compatriotes n’est pas liée à la pratique illégale de la pêche, mais plutôt à un défaut de permis de séjour sur le territoire mauritanien. Greenpeace Afrique «exhorte les Etats africains, en particulier les pays membres de la Commission sous-régionale des pêches (CSRP), à aller vers une gestion commune et effective des ressources halieutiques».


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Ibrahima Cissé, responsable de la campagne des océans de Greenpeace Afrique, note que le nouvel accord de pêche signé entre la Mauritanie et le Sénégal, le 1er juillet dernier «a certes contribué à faire baisser la tension, mais beaucoup de questions demeurent par rapport à sa durabilité et son impact réel. Il semble que c’est une solution ponctuelle et très limitée qui a été apportée à un problème beaucoup plus profond qui prend de plus en plus d’ampleur ».

Cissé rappelle que «la paix et la stabilité sociales sont indispensables pour un développement économique harmonieux, et cela ne pourra se faire au détriment des populations de ces pays qui ont un destin lié. C’est pourquoi il est urgent de mettre ces dernières au cœur des politiques de développement dans une approche régionale inclusive basée sur des principes de transparence et de durabilité».


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Une étude réalisée sur la période 2010 à 2016 évalue à environ «1,9 milliard d’euros par an, les pertes causées par la pêche Illicite, non déclarée et non réglementaire (INN) pour les pays membres de la CSRP. Ainsi, 40% des ressources halieutiques pêchées des eaux de l’Afrique de l’Ouest sont illégaux, environ 54% de ces stocks sont surexploités ».

Ces chiffres, estime-t-on, traduisent une situation d’une extrême gravité. Les pays de la Commission sous-régionale des pêches (CSRP) sont le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra Leone.

Le 02/09/2018 Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya