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Mondial 2018: les réclamations des équipes africaines se multiplient auprès de la FIFA

Mise à jour le 09/10/2017 à 11h40 Publié le 09/10/2017 à 11h39 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

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#Sénégal : Depuis la décision de l’instance dirigeante du football mondial de faire rejouer le match Afrique du Sud-Sénégal à cause d’erreurs arbitrales, d’autres sélections se sont engouffrées dans la brèche ainsi ouverte.

En décidant de faire rejouer le match Afrique du Sud- Sénégal, comptant pour les éliminatoires du Mondial 2018, la FIFA a-t-elle ouvert la boite de Pandore? La décision a été prise le mois dernier, notamment à cause d’erreurs arbitrales de l’officiant du match.

La décision du bureau des qualifications pour la Coupe du monde de la FIFA "fait suite à la confirmation du Tribunal arbitral du sport (TAS) d'appliquer l'interdiction à vie de l'arbitre Joseph Lamptey, pour manipulation de match", a expliqué la Fédération internationale de football. Il est notamment reproché à Joseph Lamptey d’avoir sifflé un pénalty imaginaire pour l’Afrique du sud, pour une main qui n’existait pas. Une décision qui pourrait rebattre les cartes dans la course à la qualification pour Russie 2018 dans le groupe D qui compte outre l'Afrique du Sud et Sénégal, le Burkina Faso et e Cap Vert.


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Depuis, les réclamations se multiplient. C’est d’abord le Burkina-Faso, alors leader du groupe D, qui a attaqué la décision de la FIFA, en se sentant flouée par ce «Replay». Le week-end dernier, c’est le Ghana qui, après son match nul (0-0) contre l’Ouganda dans le groupe E, a saisi la FIFA pour faire rejouer le match. Les Black Stars demandent à refaire jouer le match suite notamment à deux décisions arbitrales pointées du doigt: un but refusé pour un hors-jeu dans le temps additionnel qu'elle estime "parfaitement valable" et un penalty non sifflé sur Frank Acheampong.

Dans le groupe B, le Cameroun ne perd pas espoir de faire rejouer carrément ses quatre premiers matchs. Si les Lions indomptables sont mathématiquement éliminés de la course au Mondial 2018, Abdouraman Hamadou, un président de club local a introduit une procédure au Tribunal arbitral du sport (TAS).


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«Contrairement à ce que l'on peut croire, ce n'est pas encore fini pour Russie 2018. Pour le moment, le Nigeria est présumé qualifié pour la Coupe du Monde de la FIFA Russie 2018. Mais c'est sous réserve de l'arrêt qui sera rendu par le Tribunal fédéral suisse dans la procédure 4A-426/2017/ABS/ech qui concerne la reprogrammation des matchs Algérie Cameroun, Cameroun-Zambie, Nigeria-Cameroun et Cameroun-Nigeria. Comme personne ne peut prévoir ce que dira ce Tribunal, l'on peut donc raisonnablement rêver. Sur le strict plan du droit applicable, les résultats des quatre premiers matchs du Cameroun dans le  cadre de ces éliminatoires ne sauraient être valides», déclare Abdouraman Hamadou, qui s’appuie notamment sur l’éviction de l’exécutif qui était en place à la Fédération camerounaise de football lors de ces matchs.

Aussi, désormais, le football et la qualification pour le Mondial 2018 dans la zone Afrique semble se jouer désormais davantage dans les bureaux que sur le terrain. Si les arbitres ne sont pas exempts de tout reproche à cause de leurs décisions litigieuses, la FIFA non plus.

En décidant de faire rejouer le match Afrique du Sud- Sénégal, elle a offert aux nouveaux contestataires un cas de jurisprudence sur lequel s’appuyer. Du pain béni en somme, même s’il y a peu de chance que ces nouvelles requêtes aboutissent à leur tour, au risque de plonger les éliminatoires dans un chaos et remettre en cause les qualifications déjà acquises du Nigeria et de l’Egypte. Et nul doute que ces sélections engageraient aussi des procédures à l’encontre de la FIFA.
Le 09/10/2017 Par De notre correspondante à Douala Elisabeth Kouagne

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