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Sénégal: Moody’s relève la note du pays de B1 à Ba3

Mise à jour le 19/04/2017 à 08h56 Publié le 18/04/2017 à 20h20 Par Kofi Gabriel

#Economie
PSE
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#Sénégal : L’agence de notation Moody’s a relevé la note du Sénégal qui passe de "très spéculative" à "spéculative". La croissance élevée du PIB et les efforts du gouvernement au niveau fiscal expliquent ce bond.

Au moment où de nombreux pays africains voient les agences de notation dégrader leur note, le Sénégal s’en sort. L4agence de notation Moody’s vient de relever la note du pays de B1 (catogorie des dettes très spéculatives) à Ba3 (spéculatives).

Cette révision est justifiée par «la croissance élevée du pays, tirée vers le haut par les investissements publics, mais aussi les efforts du gouvernement sénégalais pour consolider sa fiscalité».

Les notes "très spécultative" et "spéculative" des trois grandes agences occidentales et de l'agence chinoise

Moody's relève la note du Sénégal
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Ainsi, selon Moody’s, depuis 2014, le pays de la Teranga affiche une croissance annuelle moyenne de 6%, alors que celle-ci ne dépassait pas 3% en moyenne sur la période 2011-2013. L’agence met cette performance, en partie, sur le compte du gouvernement sénégalais et sa «politique volontariste dans les secteurs des infrastructures, du transport et de l’agriculture».


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L’agriculture qui emploi 46% de la population active sénégalaise y a grandement contribué grâce notamment à la bonne pluviométrie de ces dernières années qui a impacté positivement sur la balance commerciale en réduisant la facture des importations de produits alimentaires de 21%.

Pour 2017, Moody’s table sur une croissance du PIB de l’ordre de 6,5% grâce aux effets positifs du Plan Sénégal émergent (PSE) avec ses volets infrastructures, développement touristique, agriculture, etc.

Toutefois, cette prévision reste légèrement inférieure à celle prévue par le gouvernement sénégalais qui table sur une croissance comprise entre 7 et 8% sur la période 2016-2020. Ce décalage pourrait s’expliquer par la faible compétitivité de l’économie sénégalaise et le niveau bas des investissements directs étrangers malgré l’amélioration du climat des affaires.
Le 18/04/2017 Par Kofi Gabriel

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