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Le processus de révision du code électoral enfin sur les rails

Publié le 17/06/2016 à 15h12 Par notre correspondant à Dakar Ibrahima Diallo

#Politique
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#Sénégal : Après avoir bloqué le début des travaux sur la revue du code électoral, mardi, faute de consensus sur la liste de ses représentants, l’opposition a fini par se mettre d’accord.

«Finalement, l’opposition, qui avait beaucoup de difficultés pour avoir une liste unique, a pu trouver une solution». Cette phrase du ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, a été accueillie comme un dénouement, hier, lors d’une rencontre avec les partis politiques à la Direction des élections relevant du ministère de l’Intérieur.

Après plusieurs jours de négociations, les deux pôles de l’opposition ont, donc, pu trouver un compromis sur les 15 plénipotentiaires qui doivent les représenter dans les travaux sur la revue du code électoral, un des points du dialogue national lancé par Macky Sall.

«Notre coalition a décidé d’accepter les 5 plénipotentiaires qui ont été rajoutés par le ministre de l’Intérieur», a déclaré Moctar Sourang, mandataire de l’Entente des forces de l’opposition (EFOP), un des deux pôles de l’opposition qui regroupe 15 «petits» partis.

Si l’opposition peinait jusque-là à s’entendre, c’est à cause de la «dictature» des «grands» partis. L’autre pôle de l’opposition, «Gor ca wax ja», né à la veille du référendum du 20 mars et regroupant les poids lourds de l’opposition (Parti démocratique sénégalais, Rewmi, Bokk Guis Guis, entre autres) avait exigé que les plénipotentiaires de l’opposition soient choisis en fonction des critères de représentativité électoral des uns et des autres.

Il a fallu donc la menace d’un arbitrage du ministre de l’Intérieur pour que l’opposition s’attelle à trouver un compromis. «Nous ne saurions accepter l’arbitrage du pouvoir», explique Sourang.

Dans une dynamique d’apaisement ausssi, le représentant de «Gor ca wax ja», Déthié Fall, a aussi salué «l’unité de l’opposition sur une question d’enjeu national».

La revue du code électoral va porter sur douze points. Il s’agit, entre autres, de la participation des candidats indépendants aux élections locales, de la refonte partielle du fichier électoral, de la fusion des cartes nationale d’identité et d’électeur, de la question des députés de la diaspora, du vote des militaires et paramilitaires au scrutin général, etc.

Pouvoir et opposition doivent trouver un consensus sur toutes ces questions d’ici octobre afin d’aborder les prochaines élections législatives de mai-juin 2017 dans un climat apaisé.

Le 17/06/2016 Par notre correspondant à Dakar Ibrahima Diallo