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Sénégal: Révélations d’un ex-ministre de l’Energie sur les contrats signés avec Total

Mise à jour le 23/10/2018 à 13h12 Publié le 23/10/2018 à 13h03 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé

#Politique
Thierno Alassane Sall : un franc parler qui derange

Thierno Alassane Sall : un franc parler qui derange

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#Sénégal : L’Etat du Sénégal a écarté le Consortium BP/Kosmos, premier à l’issue d’une évaluation menée selon les procédures établies par la loi, au profit du groupe Total, classé 5e. Avec le cours actuel du pétrole, le pays pourrait ainsi perdre plus de 400 milliards de francs Cfa...


Les contrats pétroliers signés avec le groupe français Total, qui ont conduit à la démission de Thierno Alassane Sall de son poste de ministre de l’Energie, le 2 mai 2017, désavantagent le Sénégal. C’est ce que soutient le président du parti la «République des Valeurs» qui dénonce  cette décision prise par le président Macky Sall, qui a mis entre les mains d’opérateurs étrangers, certains secteurs qui participent de la souveraineté du pays.

Selon Thierno Allasane Sall, ancien ministre de l’Energie, le Sénégal risque de perdre 400 milliards de francs Cfa par an, dans l’exploitation du bloc pétrolier Rufisque offshore profond, confié à Total, avec le cours actuel du pétrole. Faisant allusion au président Macky Sall, le leader de la « République des valeurs », regrette le fait qu’un « seul homme décide de confier à des opérateurs étrangers, pour une durée de presque un demi-siècle,  des secteurs qui participent de la souveraineté d’un Etat». (C’est là un des permis relatifs aux hydrocarbures qui durent 45 ans).


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A en croire l’ancien ministre de l’Energie, le bloc Rufisque offshore profond a été octroyé en violation des dispositions du code pétrolier et de son décret d’application.

«J’ai vu un Président et son Premier ministre faire fi des lois de la République (comme pour dire que 'la loi c’est moi') et engager le Sénégal dans des contrats qui pourraient nous faire perdre, selon les circonstances, plus de 400 milliards par an au cours actuel du baril », dénonce-t-il.

« Dans quel pays normal, à l’issue d’une évaluation menée selon les procédures établies par la loi, le premier, à savoir le Consortium BP/Kosmos, peut-il être le plus naturellement au monde écarté au profit du 5e, Total en l’occurrence, sans que rien ne s’ensuive, en dépit du tollé provoqué dans l’opinion », s’est-il ensuite demandé.

Le 23/10/2018 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé